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samedi 18 mai 2013

Django Unchained

DJANGO
UNCHAINED

Réalisateur : Quention Tarentino
Avec : Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo Di Caprio, Kerry Washington, Samuel L. Jackson...
Année de production : 2012
Date de sortie : 16 Janvier 2013
Durée : 2h44

Les Plus
- Les retrouvailles avec un Tarentino au sommet de sa forme!
- Un casting de rêve.
- Des scènes complètement WTF!

Les Moins
- Je cherche encore...

Synopsis
Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs. Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…


Si ça c'est pas le casting parfait!
Mon Avis
A l'occasion de la sortie en DVD et en Blu-Ray du dernier chef d'oeuvre de Monsieur Quentin Tarentino, Django Unchained, j'ai décidé de vous offrir une petite chronique de ce film que j'ai purement et simplement adoré du début à la fin! Pourtant, pour être honnête, le Western Spaghetti et le Western en général, c'est loin d'être mon genre cinématographique favori! Mais tout comme, à l'époque, j'avais adoré Inglourious Basterds alors que je n'aime pas non plus les films de guerre, j'ai adoré Django Unchained! Tarentino, ou l'art de faire aimer ses films mêmes aux plus réfractaires. Bref, le film s'ouvre sur une chanson qui nous plonge tout de suite dans l'ambiance : Django, composé par Luis Bacalov pour un Western Spaghetti italien intitulé Django également et produit en 1966.

La première scène introduit les deux personnages qu'on va suivre tout au long du film : le Dr Schultz et Django. Le scénario est mis en place : si Django veut retrouver sa liberté, il doit aider Schultz, chasseur de primes, à traquer une fratrie. Il accepte, évidemment, avec le dessein de gagner sa liberté et de retrouver sa femme Broomhilda. Les deux hommes se lancent alors dans une traque sanglante à la recherche des trois frères. Et ça aurait pu s'arrêter là, mais Schultz se prend d'affection pour Django et décide de l'aider à retrouver Broomhilda avec qui il partage des racines allemandes. Les deux hommes seront alors amenés à Calvin Candie, propriétaire terrien mais également propriétaire de la femme de Django...

Calvin Candie, planté par le talentueux Leonardo Di Caprio, s'avérera être un homme impitoyable, à la limite de la folie. Folie qui sera entretenu par la présence de Stephen, interprété par un Samuel L. Jackson méconnaissable mais brillant. Un noir plus raciste que les blancs. Un homme abject. Heureusement que pour faire face à ces deux personnages qui tirent partie, voire qui glorifient l'esclavage, nous avons Christoph Waltz dans le rôle de Schultz. Prodigieux. Ses répliques valent de l'or. Et évidemment Django, Jamie Foxx. J'ai adoré sa façon calme de jouer, tout en cachant une force et une haine incommensurable. A la hauteur de l'amour qu'il porte à Broomhilda qui elle est jouée par la belle Kerry Washington! Bref, j'arrête là pour le casting mais vous l'aurez compris : c'est un sans faute! Même les rôles secondaires sont brillants.

A travers tous ces personnages, Tarentino nous livre une vision de l'esclavage bien loin du manichéisme habituel avec les gentils noirs et les méchants blancs. Chacun d'entre eux a ses propres intérêts, sa vision du bien et du mal et agit en conséquence. Les trois heures du film passent à une allure folle, on ne s'ennuie pas une seule seconde. Certaines scènes sont hilarantes et les scènes d'action, exagérées et surréalistes, sont tout simplement jouissives! De plus, on ne tombe jamais dans le pathétique, il n'y a aucune leçon, aucune morale et ça, c'est agréable. Et, comme à son habitude, Quentin Tarentino nous offre un final époustouflant, un feu d'artifice, un festival! Un film fort, violent, excellent, qui frôle la perfection. Mon seul petit regret étant de ne pas m'y connaître en Western Spaghetti et donc d'être passée à côté de beaucoup de références et de caméos.

"Tuer des blancs et se faire payer pour ça ? Y a rien a redire."
Conclusion
Une chef-d'oeuvre signé Tarentino! Si vous ne l'avez pas déjà vu, jetez-vous sur le DVD ou le Blu-Ray, empruntez-le à quelqu'un, faites ce que vous voulez mais ne passez pas à côté de ce film!
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