Les dernières chroniques

Final Fantasy Type-0

samedi 26 janvier 2013

[Projet 52] 4 - Le mouvement

Projet 52 est un projet photo initié par Donlope et repris cette année par le blog Tout p'tits et graminées!

Cette semaine, les cours ont repris et du coup j'ai beaucoup moins de temps libre. D'où mon manque de présence sur ce blog... J'ai vraiment cru que je n'allais pas participer au thème de cette semaine : Le mouvement. Mais plutôt que de ne rien proposer, j'ai décidé de tricher un peu et de proposer une photo prise il y a quelques mois au Bowl de Marseille :)

J'ai eu du bowl d'avoir cette photo!
*partie se planquer*
Prochain thème pour le 2 Février :

vendredi 18 janvier 2013

[Projet 52] 3 - Piquant

Projet 52 est un projet photo initié par Donlope et repris cette année par le blog Tout p'tits et graminées!

Voilà ma participation au troisième thème du Projet 52 : Piquant. Etant de retour dans le Sud-Ouest, j'aurais bien aimé avoir l'occasion d'aller du côté d'Espelette mais je n'ai pas pu. Alors j'ai prit du piquant là où il y en avait : sur l'homme que je remercie d'avoir accepté de me servir de cobaye et de ne pas se raser pour l'occasion!

Qui s'y frotte s'y pique!
Prochain thème pour le 26 Janvier :

lundi 14 janvier 2013

C'est Lundi, que lisez-vous? [4]

Rendez vous initié par Mallou et repris par Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

La semaine dernière j'ai lu




En ce moment je lis

 

Ensuite je lirai




Et oui, fini les lectures pour le plaisir pour quelques temps! Ça sent la rentrée tout ça et je suis déjà à saturation du mythe d'Amphitryon...


 Et vous, vous lisez quoi?
Bonne semaine de lecture à tous
en tout cas :)

dimanche 13 janvier 2013

In My Mailbox [3]

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. L'idée est maintenant reprise en France par Lire ou Mourir. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés.

Grosse IMM cette semaine, entre ce que j'ai pris à la Médiathèque, ce que j'ai troqué au Troc Bouquin et le roman chinois que je me suis offert aux soldes de France Loisirs! La lectrice que je suis est comblée, et va devoir se dédoubler pour avoir le temps de lire tout ça!


Troc Bouquin
Milena Agus - Mon Voisin
Frédéric Beigbeder - L'amour dure trois ans
Gayle Foreman - Les coeurs fêlés
Haruki Murakami - Après le tremblement de terre
J.R.R Tolkien - Bilbo le Hobbit

Médiathèque
Ray Bradburry - Fahrenheit 451
S. Scott Fitzgerald - Gasby le Magnifique
Akiko Higashimura - Princess Jellyfish  1 & 2
D.B. Weiss - Video Games

Achat
Cao Wenxuan - Bronze et Tournesol

[CRC] Soie

Auteur : Alessandro Baricco
Titre Original : Seta
Traductrice : Françoise Brun
Parution Italienne : 1996
Parution Française : 1997
Éditeur : Albin Michel

Quatrième de Couverture
C'était au reste un de ces hommes qui aiment assister à leur propre vie, considérant comme déplacée toute ambition de la vivre.

Hervé Joncour sentit encore le voile de soie se soulever et s'éloigner de lui. La dernière sensation, ce fut une main qui ouvrait la sienne et dans sa paume déposait quelque chose.

Le Choix du Livre
J'ai pris ce livre un peu au hasard à vrai dire. J'étais à la Médiathèque, et je cherchais des romans entrant dans le Challenge Romans Cultes mais je n'avais pas de liste sur moi. Heureusement, j'avais mon téléphone. Donc je me connecte à mon blog, regarde la liste et trouve Soie d'Alessandro Baricco. Littérature italienne? Allez on tente!

Mon Avis
1861, Hervé Joncour a 32 ans, il est marié à Hélène et il est dans le commerce des vers à soie dans lequel l'a plongé Baldabiou. Grâce à lui, la petite bourgade de Lavilledieu prospère dans le commerce de cette étoffe si rare, si légère et si douce. Mais voilà que les vers qu'il se procure d'abord en Europe puis en Afrique sont infectés et Baldabiou propose alors à Hervé Joncour d'aller chercher ses oeufs de vers à soie dans un pays encore mystérieux : le Japon. Il ne connaît rien de ce pays, il sait juste que le Japon c'est "Par là, toujours tout droit. [...] Jusqu'à la fin du monde" et que le commerce du vers à soie avec ce pays est interdit, mais Hervé Joncour part. Après un très long voyage, il arrive au Japon où il rencontre Hara Kei. Seigneur d'un village, rare japonais à commercer avec l'Europe dans un pays qui commence tout juste à s'ouvrir au monde, la seule chose qui évoque la richesse et la puissance d'Hara Kei est la jeune fille allongée près de lui, la tête posée sur ses genoux. Elle ouvre ses yeux qui "n'avaient pas une forme orientale" et croisent ceux d'Hervé Joncour. Commence alors une histoire d'amour. Ou plutôt ne commence-t-elle pas. Hervé Joncour fera plusieurs allers-retours au Japon, il y découvrira la guerre, mais jamais il ne saura qui était réellement cette mystérieuse femme dont le "visage était celui d'une jeune fille".

A vrai dire, je ne savais pas quand avait été écrit ce roman avant de commencer à rédiger ce billet. 1996. Tout ce temps, j'ai cru que c'était un roman datant des années 50. Un roman contemporain de ceux de Marguerite Duras, d'Albert Camus. Il faut dire aussi que trouver un roman de 1996 dans un Challenge Romans Cultes c'était assez inattendu! Mais l'écriture d'Alessandro Baricco est digne des plus grands. Son écriture est un peu comme la soie, fine et douce. Et sensuelle. Le récit est serré comme les mailles d'un tissus fin, et tout va directement à l'essentiel sans pourtant dire les choses de façon crue. La suggestion. Voilà ce qui rythme le plus ce roman. Et la musique aussi, la musique de la vie avec ses refrains et ses répétitions. Et puis d'un coup, son couplet heureux, ou tragique, ou mélancolique, ou monotone. Ce livre est un peu comme un rêve, un voyage, un fantasme. Le livre se lit en une petite heure et quand on tourne la dernière page, on se sent apaisé. Comme si on venait de traverser une allée de cerisiers en fleurs au printemps, et qu'il était temps de rentrer maintenant que l'air commence à se rafraîchir.

J'avoue avoir un peu de mal à trouver les bons mots pour décrire ce que j'ai ressenti à la lecture de ce roman, mais si ma première participation au Challenge Romans Cultes m'avait un peu déçue, celle-ci m'a comblée au-delà de mes espérances. En 2009, un film inspiré de Soie a été réalisé par François Girard, avec Keira Knightley et Michael Pitt. Deux acteurs que j'apprécie assez, surtout Michael Pitt. Alors évidemment, je compte le regarder dès que possible et je vous en parlerai d'ici là. Mais je vais quand même attendre un peu, continuer de m'imprégner de cette belle histoire. De peur d'être déçue, comme souvent, par l'adaptation cinématographique. Et je vais chercher à en savoir un peu plus sur la bibliographie d'Alessandro Baricco qui m'a conciliée avec la littérature italienne qui est un domaine que je ne connais pas vraiment malgré mes origines...

Mille fois il chercha ses yeux, et mille fois elle trouva les siens. C'était comme une danse triste, secrète et impuissante. Hervé Joncour la dansa très avant dans la nuit puis se leva, dit quelque chose en français pour s'excuser, se débarrassa comme il put d'une femme qui avait décidé de l'accompagner, et en s'ouvrant un chemin au milieu des nuages de fumée et des hommes qui l'apostrophaient dans leur langue incompréhensible, il partit. Avant de sortir de la pièce, il regarda une dernière fois vers elle. Elle était en train de le regarder, de ses yeux parfaitement muets, à des siècles de là.

 Conclusion
Un livre pris au hasard parmi tant d'autres, une magnifique découverte et un gros coup de coeur! J'invite tous ceux qui participent au Challenge Romans Cultes, et tous les autres également, à découvrir ce petit bijoux de la littérature italienne.

Ce livre a été lu dans le cadre du

samedi 12 janvier 2013

Le Troc Bouquin


Lors de mes déambulations sur Tumblr, je vois souvent des photos qui illustrent le partage de livres de façons diverses et variées, souvent très originales et même bohèmes. Et je me dis que j'aimerai vivre dans ce genre de pays où les gens font vivre ces manifestations de partage culturel. Je ne sais pas vraiment si ça existe en France. Je sais qu'il y a la Girafe Zarafa à Marseille, qui a revu le jour après avoir été brûlée et où sont inscrits les mots "Borne de Livre Echange". Mais je ne suis plus à Marseille, et je ne connaissais aucun système de ce genre à Pau. Jusqu'à ce que je découvre le cinéma Le Méliès et son Café Méliès!

Comme l'indique l'affiche, le principe est simple. On emmène des livres qu'on échange contre d'autres. J'avoue que, personnellement, j'ai du mal à me séparer de mes livres mais j'ai quand même décidé d'aller y faire un tour hier. Parce que, finalement, j'avais quelques livres dans ma bibliothèque que j'avais acheté pour la fac et que je n'ai soit pas fini de lire, soit lu mais sans aucune intention de les relire plus tard. Je me suis donc séparé du Vainqueur de Coupe de Boudjedra, de La Solitude du coureur de fond de Sillitoe,  des Contes de Diderot, d'A l'ombre des jeunes filles en fleurs II de Proust et de La Mort à Venise de Thomas Mann. Et je suis repartie avec Mon Voisin de Milena Agus, Après le tremblement de terre d'Haruki Murakami, L'amour dure trois ans de Frédéric Beigbeder, Bilbo le Hobbit de J.R.R. Tolkien et Les Coeurs Fêlés de Gayle Foreman. Le tout dans un état parfait, voire quasiment neuf puisque sur la couverture de Bilbo le Hobbit, il y a un macaron "Bientôt au cinéma".


L'avantage, c'est que si je n'aime pas un de ces livres, je serai toujours à temps de retourner l'échanger contre un autre et ainsi de suite. Quand on voit le prix des livres aujourd'hui, et quand je vois mon budget, je trouve ce genre d'initiative juste génial! Ça me permet de découvrir des auteurs et des romans que je n'aurai peut-être jamais pu me payer ou trouver à la Médiathèque.

Du coup, j'ai bien envie de partager et diffuser ce genre d'initiative alors si vous connaissez un endroit dans votre ville ou dans votre région où l'on peut librement échanger des livres, n'hésitez pas à m'en parler et j'essaierai de faire une liste!

vendredi 11 janvier 2013

[Projet 52] 2 - Sur les ondes


Projet 52 est un projet photo initié par
Donlope et repris cette année par le blog Tout p'tits et graminées!

Deuxième semaine du Projet 52, et deuxième thème : Sur les ondes. J'avoue que ce thème a été plus difficile à appréhender pour moi. J'étais partie sur quelque chose de musical mais rien autour de moi ne me permettait de mener à bien ce projet... Du coup, je me suis plutôt penchée du côté des ondes de ma belle Méditerranée un jour de vent!

Ondes Méditerranéenne, Marseille.
Prochain thème pour le 19 Janvier
Piquant

Métamorphose en bord de Ciel

Auteur : Mathias Malzieu
Parution Française : 2011
Éditeur : Flammarion

Quatrième de Couverture
Tom Cloudman est sans conteste le plus mauvais cascadeur du monde. Ses performances de voltige involontairement comiques le propulsent au sommet de la gloire. Jusqu'à ce qu'un médecin qui le soigne pour une énième fracture décèle chez lui une maladie incurable. Commence alors pour Tom un long séjour hospitalier pour tenter de venir à bout de ce qu'il appelle " la Betterave ".
[Spoiler] Lors d'une de ses déambulations nocturnes dans les couloirs de l'hôpital, cet homme qui a toujours rêvé de voler rencontre une étrange créature, mi-femme mi-oiseau, qui lui propose le pacte suivant : "Je peux vous transformer en oiseau, ce qui vous sauverait, ruais cela ne sera pas sans conséquences. Pour déclencher votre métamorphose vous devrez faire l'amour avec moi. De cette union naîtra peut-être un enfant. Un risque à accepter." [/spoiler]
Dans la tradition de ses contes pour grands enfants, Mathias Malzieu nous raconte l'histoire merveilleuse d'un homme qui veut tuer la mort et tutoyer les cieux. Ce faisant il nous livre une réflexion rare sur le pouvoir de la vie, et de l'amour.

Aujourd'hui, je donnerais n'importe quoi pour décoller, quitte à me casser une jambe ou deux. E.T., je comprends pourquoi tu t'es barré à vélo en plein ciel. A ta place j'aurais continué de pédaler jusqu'à Pluton sans me retourner.

Le Choix du Livre
J'avais emprunté Métamorphose en bord de Ciel en même temps que Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, du même auteur, à la médiathèque. Faute d'avoir trouvé La Mécanique du Coeur, je me suis en quelque sorte rabattue sur ses autres romans mais les deux couvertures étaient tellement belles que je n'ai pas pu trancher entre les deux!

Mon Avis
Après la perte d'un être cher, Mathias Malzieu aborde ici le thème de la maladie, une tumeur, la Betterave. Tom Cloudman rêve de voler. Mais il est maladroit. Un jour, il décide de partir à la conquête du monde à bord d'un cercueil roulant. Sorte d'artiste errant dont le plus grand talent sera de rater ses cascades. Chute après chute, négligeant les exigences de son corps, il finira par se retrouver à l'hôpital où il apprendra qu'une tumeur s'est installée dans son corps. Pour cet aventurier en quête perpétuelle de ciel, se retrouver clouer dans un lit d'hôpital c'est presque être mort. Mais une rencontre magique va changer le séjour médical de Tom en un rêve, son rêve. L'histoire que Tom nous raconte, son histoire, est merveilleuse. Triste mais merveilleuse. Car elle nous raconte la vie d'un homme qui, alité au seuil de la mort, ne rêve que de liberté. Et si son corps est effectivement dans cet hôpital, son esprit reste dans les cieux. En bord de ciel.

Tout comme dans Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, l'écriture de Mathias Malzieu est tout simplement magique. Chacun de ses mots vous touche droit au coeur, et les images qu'ils évoquent vous font voyager. Prose métaphorique, envolées lyriques... Tout cela suffirait à faire de ce roman une oeuvre exceptionnelle de beauté et de poésie. Mais j'ai eu la chance d'emprunter l'édition illustrée et au fil des pages, l'histoire de Tom Cloudman est parsemée de créations d'artistes divers mais qui représentent à la perfection l'univers imaginé par le chanteur de Dyonisos. J'ai vraiment été surprise de découvrir ces dessins et autres montages car je n'avais pas ouvert le livre avant ce matin. Mais j'ai trouvé ça juste parfait, et ça m'a un peu rappelé le recueil de poésie de Tim Burton : La Triste Fin du petit enfant huître et autres histoires.

Je ne veux pas en dire trop dans cet article pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui n'auraient pas lu ce livre et qui voudraient le faire. Mais je ne saurais que trop le conseiller parce que c'est vraiment un ouvrage unique, beau, magique. Et en plus il se lit vraiment vite, je l'ai fini en peut-être deux heures ce matin, mais ça en valait vraiment la peine! Maintenant, je n'ai plus qu'à attendre que La Mécanique du Coeur soit enfin disponible dans ma médiathèque et je pourrais dire que j'ai presque fait le tour des romans de Mathias Malzieu! Mais je crois que quelqu'un a décidé de ne plus jamais le rendre :( Quoi qu'il en soit, lisez Mathias Malzieu, c'est pas un ordre mais presque!

La transformation d'un être humain en robot d'hôpital est incroyablement rapide. Il y a d'abord votre démarche qui change, à cause de la perfusion et du pyjama. Puis le lit vous engloutit telle une plante carnivore. Bientôt, toute sensation de soleil ou de vent disparaît et il se met à pleuvoir à l'intérieur de votre tête Vous oubliez de rire, de marcher. Et même si vous vous essayez aux rêves, la douleur et ses escortes médicamenteuses se chargeront de vous rappelez à quel point vous êtes enfermé.

Conclusion
Encore un gros coup de coeur pour ce roman de Mathias Malzieu qui est décidément un écrivain que j'apprécie énormément faut d'aimer réellement sa musique. Mais si vous écoutez Dyonisos, sachez que pour chaque roman écrit, il existe un album avec des chansons inspirées de l'univers du-dit roman. Donc peut-être que, sans le savoir, vous connaissez déjà des personnages tels que Tom Cloudman ou Giant Jack!

En cadeau, deux petits illustrations pour vous donner un aperçu de ce que l'on peut voir dans l'édition illustrée de Métamorphose en bord de ciel.


jeudi 10 janvier 2013

[CRC] L'Étranger

Auteur : Albert Camus
Date de Parution : 1942
Éditeur : Folio, collection FolioPlus Classiques

Quatrième de Couverture
Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français...

Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile: "Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués." Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier.

Le Choix du Livre
En tant qu'étudiante en Lettres Modernes, je pense qu'il était temps pour moi de me familiariser avec la lecture de ce classique de la littérature. Et oui, croyez-le ou non mais Albert Camus n'a jamais été au programme dans aucun de mes cursus scolaires! Le Challenge Romans Cultes de Métaphore est une occasion rêvée pour combler ces lacunes.

Mon Avis
Qu'il est difficile de donner son avis sur un livre considéré comme un chef-d'oeuvre de la littérature française quand on a un avis mitigé sur celui-ci... L'histoire débute, comme l'annonce le célèbre incipit, sur la mort de la mère du héros, Meursault. Ce dernier, trentenaire et vivant en Algérie Française, assiste à l'enterrement sans grande émotion avant de repartir à sa petite vie pénarde. Les évènements s'enchaînent,  il va nager, rencontre une jeune fille du nom de Marie, sympathise avec ses voisins... Le début est plutôt long à mon goût, dans un roman qui est quand même relativement court! Finalement, arrive le moment de la bagarre entre Meursault et ses deux "amis", Raymond et Masson, contre un groupe d'arabe. Raymond est blessé et lorsque, quelques jours plus tard, Meursault recroise un des arabes du groupe, il le tue. S'ensuit alors un procès qui mettra en cause la personnalité même de Meursault. Il a, certes, tué un arabe mais tout le procès tourne alors autour de son manque évident de sentiments, d'émotions, d'âme. Pour preuve, il n'a pas pleuré à l'enterrement de sa propre mère. En réalité, toute la partie sur le procès m'a étrangement rappelé Le Procès de Kafka. Sauf qu'ici, Meursault sait très bien de quoi il est accusé.

Le personnage de Meursault me laisse perplexe, il reste effectivement un étranger pour moi. Au fur et à mesure des pages, on a l'impression qu'il assiste en tant que spectateur à sa propre vie. Il n'a d'avis sur rien, rien ne l'émeut, rien ne l'interpelle. Il semble totalement dénué de sentiments et pourtant, c'est un homme intelligent qui semble être presque conscient de l'étrangeté de son comportement. Étranger donc mais pas parce que c'est un français en Algérie, mais parce que c'est un étranger à la société dans laquelle il vit. Il semble refuser de se prêter au jeu du procès, il dit les choses telles qu'il les pense sans se demander si ça avantagera sa situation ou non. Et c'est ce trait de caractère qui va être jugé lors du procès où, finalement, le meurtre qu'il a commis passe complètement à l'arrière-plan. Ce qui, finalement, reste un fait d'actualité car on a tendance à juger les gens sur ce qu'ils sont et non sur ce qu'ils font. Enfin, comme L'Étranger est écrit à la première personne et que le narrateur est donc Meursault, j'ai trouvé d'une part le style d'écriture un peu trop simple et d'autre part le contenu vraiment trop froid, impersonnel et dénué de toute émotion. Et même si j'imagine que c'est bel et bien l'impression souhaitée, personnellement, ça ne m'a pas beaucoup parlé.

En tout cas, je n'étais peut-être pas sûr de ce qui m'intéressait réellement, mais j'étais tout à fait sur de ce qui ne m'intéressait pas. Et justement, ce dont il me parlait ne m'intéressait pas.

Premier livre de Camus pour moi, donc. Et première participation au Challenge Romans Cultes qui me laisse malheureusement sur ma faim. Mais je n'ai pas l'intention de m'arrêter en si bon chemin parce que, quoi que j'ai pu penser du livre, je sais que c'est nécessaire à ma culture personnelle et que ça le sera dans le métier que je souhaite exercer plus tard. Pas de regret pour moi donc!

Ce livre a été lu dans le cadre du

mercredi 9 janvier 2013

[Projet 52] 1 - Colore (le monde)

Projet 52 est un projet photo initié par Donlope et repris cette année par le blog Tout p'tits et graminées!


Cette semaine, je participe au Projet 52 en Free-Lance pour le premier thème qui est Colore (le monde) car je n'ai pas eu le temps de proposer une photo dans les temps!

Coucher de Soleil sur Figari, Corse
Prochain thème pour le 12 Janvier
Sur les Ondes

Belle de Jour

Auteur : Joseph Kessel
Date de parution : 1928
Editeur : Folio

Quatrième de Couverture
Ce que j'ai tenté avec Belle de Jour, c'est de montrer le divorce terrible entre le cœur et la chair, entre un vrai, immense et tendre amour et l'exigence implacable des sens. Ce conflit, à quelques rares exceptions près, chaque homme, chaque femme qui aime longtemps, le porte en soi. Il est perçu ou non, il déchire ou il sommeille, mais il existe.

Quoi qu’il advînt, jamais Pierre ne souffrirait par elle. Quelle merveilleuse chaleur elle se sentait pour cet homme à la respiration d’enfant. Puisqu’entre ces mains reposaient toute sa peine et toute sa joie, elle saurait faire pour lui de chaque journée une journée heureuse. Et cela jusqu’à la fin de leur vie jumelée.

Le Choix du Livre
Ayant récemment vu la série Journal Intime d'un call-girl, inspiré d'une série de roman autobiographique écrits par Belle de Jour, pseudonyme pris par une ex call-girl londonienne, j'avais envie de découvrir les origines de ce nom, et par la même occasion, de découvrir la littérature de Joseph Kessel!

Mon Avis
Séverine et Pierre semble être le couple idéal. Tous les deux jeunes et beaux, ils semblent mener une vie idyllique où lui est un médecin qui gagne très bien sa vie et qui retrouve son ingénue épouse qui l'attend amoureusement le soir à la maison. Mais derrière ce bonheur qui paraîtrait presque sans aucune ombre au tableau se cache la frigidité de Séverine face à son mari. Elle a beau l'aime d'un amour sincère et profond, elle n'arrive pas à montrer tout cette amour à Pierre. Alors, elle finit par se rendre dans "une maison de rendez-vous" dont elle a entendu parler, tenue par Madame Anaïs, sans trop savoir pourquoi. Puis elle se rend compte que le fait d'être obligée, secouée, mise à mal, forcée, poussée... lui procure un plaisir qu'elle ne soupçonnait pas. Séverine va alors commencer à vivre une double vie, d'un côté elle sera la femme prude et aimante de Pierre, celle qui ne le fera jamais souffrir, de l'autre elle sera Belle de Jour, offrant son corps à des inconnus qui la répugnent pour la plupart. Mais séparer le coeur et la chair n'est pas si évident qu'il n'y paraît. Et en cela, l'écriture de Kessel est un véritable trésor qui, si elle ne nous permet pas de comprendre réellement les agissements de Séverine, nous permet du moins de comprendre ce qu'elle ressent dans les moindres détails.

Le personnage de Séverine reste donc un mystère, mais je l'ai trouvée en même temps attirante, voire fascinante. Cette capacité qu'elle a d'oublier qu'elle est Séverine quand elle est Belle de Jour, et vice-versa, est presque effrayante. Le fait d'avoir accès à toutes ses pensées, à ses doutes, à ses remises en questions, nous permet de voir quand même que, si en apparence, la jeune femme ne laisse presque rien paraître, à l'intérieur d'elle se déroule un véritable combat entre ce qu'elle est et ce qu'elle voudrait être.Ce qu'elle ressent et ce qu'elle voudrait ressentir. Bizarrement, j'ai éprouvé moins de sympathie pour Pierre qui, s'il est celui qui serait à plaindre dans toute cette histoire, me semble trop passif, trop effacé. Il ne cherche pas à comprendre sa femme quand elle feint la fatigue, il accepte tout sans rechigner. Cette peinture de cet homme trop parfait, trop confiant envers celle qu'il aime, ne m'a pas convaincue. Parfois, j'avais envie de le secouer et de lui dire "Mais allez! Fais quelque chose! Bouge-toi!". Mais lui se contenter d’acquiescer, et de continuer à partir gagner de l'argent pour cette femme infidèle. Bon, je ne dis rien de plus sur lui pour et sa relation avec Séverine pour ne rien dévoiler sur la fin.

Enfin, c'était ma première lecture de cet auteur pourtant connu qu'est Kessel et j'ose espérer que ce ne sera pas la dernière car j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman. D'ailleurs, pour ne pas en rester là, j'ai même tout de suite enchaîné avec le film éponyme de Luis Buñuel datant de 1967, avec Catherine Deneuve dans le rôle de Séverine. Mais ça, je vous en parlerai une prochaine fois! Pour rester sur Catherine Deneuve, qui apparaît sur la couverture de l'édition que j'ai emprunté à la Médiathèque, j'ai lu l'intégralité du roman en l'imaginant dans la peau de Séverine et je pense que si Séverine existait, elle serait effectivement telle Catherine Deneuve. A la fois belle et douce, mais qui cache quelque chose de plus sensuel.

La figure de Mme Anaïs, les beaux seins de Charlotte, l'humilité équivoque du lieu, son odeur qu'elle avait cru porter un soir dans ses cheveux, tout cela s'acharna sur la mémoire charnelle de Séverine. Elle en frémit d'abord de répulsion, puis l'accepta, puis s'y complut. La présence de Pierre et l'amour déchirant qu'elle avait pour lui la défendirent quelques jours. Mais la fatalité intérieure inscrite en Séverine, vrai sceau de son destin, devait s'accomplir.

Sans être un coup de coeur à proprement parler, la lecture de Belle de Jour a été pour moi une réelle découverte. Découverte d'une histoire qui a inspiré le grand Buñuel (mais quand on connait un peu la bête, ça n'a rien d'étonnant!), et découverte d'un auteur culte dont j'ai maintenant envie de découvrir le reste de ses écrits!

lundi 7 janvier 2013

[LC] Une rose au paradis

Auteur : René Barjavel
Parution française : 1981
Éditeur : Pocket

Quatrième de Couverture
Une manifestation réunit, place de la Concorde, des millions de femmes enceintes venues dénoncer les effets de la bombe U. Le cataclysme se déclenche et la planète Terre est réduite à néant. Lucie, lune des manifestantes, échappe mystérieusement à la déflagration. Seize ans plus tard Lucie vit avec son mari et ses enfants dans un univers où le temps n’existe plus, où il suffit d’appuyer sur un bouton pour obtenir vêtements et nourriture.

Que s’est-il passé ? Qui est l’énigmatique Monsieur Gé que les enfants assimilent confusément à un Dieu ?

Les hommes rêvent, se fabriquent des mondes idéaux et des dieux. Les femmes assurent la solidité et la continuité du réel.

Le Choix du Livre
Grande admiratrice de René Barjavel, dont finalement je n'ai lu que très peu de livres mais qui m'ont tous marqués, j'ai sauté sur l'occasion d'une lecture commune organisée par Laure pour découvrir Une rose au paradis!

Mon Avis
Je viens tout juste de terminer la lecture du roman que j'ai du dévorer en deux jours entre deux révisions parce que mon colis a été livré pendant les vacances et que moi, j'étais en Corse! Bref, d'habitude j'aime bien prendre le temps de digérer un livre avant de savoir si je l'ai vraiment aimé, et d'en donner un avis assez objectif. Mais cette fois, pas le temps alors c'est parti pour mes impressions à chaud! Comme souvent chez Barjavel, nous entrons dans un univers à la fois familier mais différent de celui que nous connaissons. Nous sommes ici dans un Paris intemporel, un peu futuriste, un peu désuet. Difficile à dire. En tout cas, dans ce monde apocalyptique où l'usage de la Bombe U, sorte de bombe nucléaire, est monnaie courante, Lucie tente de vendre des machines à coudre tellement sophistiquée qu'après quelques réglages, le vêtement sort tout prêt à l'emploi. Une panne d'autogire (sorte d'engin volant) entre deux démonstrations lui permet de rencontrer l'amour de sa vie : Henri Jonas. Un mois après, ils se marient, et le mois suivant leur union, Mme Jonas attend des jumeaux. Ce bonheur parfait est cependant mis en péril par la Bombe U, et une manifestation de femmes enceintes à laquelle participe Lucie Jonas verra la vie de ce couple basculer. Tous deux sont "enlever" par le mystérieux Monsieur Gé qui leur annonce la fin du monde et les invite à venir à bord de son Arche où ils devront rester durant vingt ans puis remonter à la surface de la Terre afin de la repeupler. Mais au seizième anniversaire des jumeaux, Jim et Jif, tout bascule...

L'écriture de Barjavel est, comme à son habitude, très belle. Fluide. Poétique. Chaque entrée dans un de ses romans me laisse admirative. En revanche, j'avoue avoir été un peu déçue par la lecture de ce roman, car les deux que je connaissais de l'auteur ont été de réels coup de coeur. L'un deux, La Nuit des Temps, est même devenu mon livre favori. Quant au roman Le Voyageur Imprudent, je me rappelle avoir mis plusieurs jours à m'en remettre tant il m'avait bouleversé. Ici, l'histoire m'a beaucoup rappelé Le Papillon des Etoiles de Werber, que j'avais moyennement apprécié. Du coup, je pense que ça a beaucoup altéré mon jugement, moi qui ait déjà beaucoup de mal avec les références bibliques dans un roman de science-fiction. L'Arche de Noë, Adam et Eve, ce genre de choses ne m'ont pas particulièrement emballée. En revanche, tout l'univers imaginé par Barjavel à l'intérieur de l'Arche m'a fasciné. Rien n'est laissé au hasard, toute la vie possible dans l'Arche a été étudiée dans les moindres détails. Le mode de création de la nourriture, et de tous les besoins des cinq habitants m'ont rappelé le récit que fait Eléa de la vie qu'elle menait à son époque dans La Nuit des Temps.

Concernant les personnages, je ne sais pas trop quoi en penser. J'ai éprouver beaucoup d'affection pour chacun d'entre eux mais ils finissaient par m'énerver à un moment où à un autre. Je crois que le seul que j'ai beaucoup aimé du début à la fin est Henri Jonas. Espèce de geek de son temps, amoureux de sa femme, savant fou qui crée un robot à quatre têtes qu'il nomme Marguerite, ce bonhomme a tout pour me plaire! En revanche, je trouve les enfants un peu insupportables et les réactions de Lucie parfois un peu trop surjouée. Mais il faut dire que la situation n'arrange pas les choses. Mais je ne peux pas en dire plus pour ne pas spoiler trop l'intrigue. En revanche, je reste sceptique au sujet de Monsieur Gé qui reste un véritable mystère pour moi. Je n'arrive pas à m'expliquer qui il est vraiment et j'avoue que j'aurai aimé des explications un peu plus approfondies à son sujet parce que la vision quasi-divine que nous avons de lui ne me convient pas vraiment...

On s'imagine toujours que le cataclysme s'arrêtera à quelques mètres et que s'il n'y a qu'un rescapé on sera celui-là, avec ceux qu'on chérit et qui font partie de soi. Mais cette fois-ci il n'y aurait pas de rescapés, pas un seul...

Conclusion
Ce roman n'a pas été un coup de coeur car j'ai préféré mes autres lectures de Barjavel. Cependant, j'ai été heureuse de renouer avec le style de cet auteur hors du commun et de participer à cette lecture commune. J'ai encore deux livres de Barjavel dans ma bibliothèque, Le Grand Secret et Ravage, et ça m'a motivée à m'y plonger enfin!


Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par Laure.
Les autres participantes :

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