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samedi 14 juin 2014

Prada & Préjugés - Mandy Hubbard

Je continue dans ma lancée des livres un peu cucul où, en les lisant, mon cerveau peut rester en stand-by après une année à ne lire que des livre hautement littéraires (ou presque)! Ce livre, Prada & Préjugés, était mis en avant à la médiathèque. La couverture rose bonbon a attiré mon attention, j'ai trouvé la photo très jolie et le titre a fini de me convaincre de l'emprunter. Une référence à ma Jane Austen bien-aimée! Forcément, quand il est question d'une de mes auteures préférées, mes attentes sont énormes. Vraiment énormes. Aussi, j'ai eu bien du mal à me plonger dans l'histoire de Callie, jeune américaine de 15 ans en voyage scolaire à Londres qui, pas très populaire auprès des autres filles de sa classe, va s'acheter une paire de Prada à 400$ et faire un saut de 200 ans dans le temps pour se retrouver dans l'Angleterre de 1815 et vivre une histoire à la Elizabeth Bennet. Bien qu'il ne s'agisse donc pas d'une réécriture du désormais mythique Orgueil & Préjugés, les références y sont nombreuses. La question est alors la suivante : est-ce un livre fait pour les fans de Jane Austen?

Qui a dit qu'une paire de Prada ne pouvait pas changer votre vie?
C'est pourtant ce qui arrive à Callie. Chaussée de ses fabuleux escarpins, elle se tord la cheville. Se cogne la tête. Et se réveille devant un magnifique château ... en 1815. Il ne manquerait plus qu'un duc. Eh bien, le voilà. Vêtu comme un personnage de Jane Austen, arrogant, insupportable, exquis. Un garçon à qui on enverrait bien une Prada à la figure!

Comme je l'ai dit, j'ai eu du mal à entrer dans le livre. Toute la partie moderne du livre ne m'a pas plu. Je pense que maintenant, j'ai du mal à m'identifier aux adolescentes de 15 ans actuelles, qui plus est américaine et qui ont les moyens de se payer des Prada! J'ai été tentée d'abandonner la lecture mais la curiosité a été plus forte, j'avais hâte de me retrouver en 1815. Et effectivement, dès que Callie a atterri au XIXe siècle, je me suis plongée dans le livre avec beaucoup plus d'intérêt. Peut-être parce que d'une part, c'est toujours une époque qui me fait rêver - malgré la condition de la femme et le style de vie! - mais aussi et surtout parce qu'à partir de ce moment-là, l'aventure devient une sorte de parcours initiatique pour Callie qui se rend peu à peu compte de la superficialité d'avoir ou non des Prada aux pieds. Cependant, elle arrive chez un Duc (qui n'est pas sans rappeler un certain M. Darcy) et même au XIXe siècle, elle vit dans l'opulence et se fait une amie, Emily, pour qui les apparences comptent énormément et dont la garde-robe semble infinie. Cela donne donc une constante impression de surfait même si l'aspect "comment-une-adolescente-de-15-ans-actuelle-gérerait-le-mode-de-vie-de-1815?" reste très intéressant.

Cette danse ressemble beaucoup à celle que j'ai vu Emily exécuter pendant une demi-heure et, à la troisième reprise, je suis à l'aise. Je me sens un peu ridicule parce qu'une fois qu'on s'est salués et qu'on a tourné en rond, il y a ce passage où on se tape dans les mains. Et ça fait bien dix ans que je n'ai pas tapé comme ça dans les mains de quelqu'un. Mais vous connaissez l'adage : "A Rome, fais comme les Romains." Et dans la mesure où je porte un corset, autant jouer le jeu jusqu'au bout.

Cela dit, même si je viens de dire qu'Emily est une jeune fille superficielle, c'est aussi un personnage que j'apprécie beaucoup car elle est spontanée et dynamique et l'arrivée de Callie dans sa vie - qu'elle prend en fait pour son amie Rebecca - va lui permettre de ne pas se soumettre aux volontés de son père et elle préférera d'ailleurs se marier par amour que par intérêt en risquant de compromettre sa réputation. Finalement, les deux jeunes filles avancent ensemble et parviennent toutes les deux à laisser les apparences derrière pour comprendre qu'elles doivent vivre leur vie pour elle-même et pas pour les autres. J'ai bien aimé le personnage d'Alex, le fameux Duc, mais aussi celui de sa mère Victoria. J'ai aussi apprécié tout le côté "les-apparences-sont-trompeuses" durant lequel Callie découvre que ses premières impressions envers les gens sont rarement les bonnes et qu'il lui faut aller chercher plus loin pour comprendre les tenants et les aboutissants des agissements et des décisions de chacun. En revanche, j'avais aussi hâte d'arriver à la fin du livre pour voir comment l'auteure allait mettre un terme à tout ce quiproquo et j'avoue que j'avais un peu peur qu'elle en vienne là où je pensais qu'elle allait en venir. Et c'est exactement ce qui s'est passé malheureusement. Une fin trop attendue, trop... tout simplement trop. Et du coup, je n'ai pas vraiment apprécié la conclusion de Prada & Préjugés qui a été pour moi une histoire en dents de scie du début à la fin.

Je suis sous les feux de la rampe à la place d'Emily et ça ne la dérange pas. Elle est trop, trop mimi. Elle est tout simplement quelqu'un de bien.


Pour conclure, je dirais que Prada & Préjugés est loin d'être un livre indispensable. J'ai passé un bon moment en le lisant, j'ai été ravie de faire un plongeon dans le XIXe siècle mais je n'ai pas été transcendée non plus et j'ai été déçue par la fin. Un bilan mitigée donc pour ma part concernant ce roman de Mandy Hubbard, le premier que je lis de l'auteure. 
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