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mercredi 4 juin 2014

[PS3] Ni no Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste

Éditeur : Bandai Namco
Développeur : Level-5
Type : Jeu de rôle
Support : PlayStation 3
Multijoueurs : non
Sortie France : 1 Février 2013
(22 Janvier 2013 aux Etats-Unis - 17 Novembre 2011 au Japon)
Version : sous-titres français, voix anglaises ou japonaises
Classification : Déconseillé aux - de 12 ans
Web : Site web officiel

J'avais dit que je reviendrai régulièrement ici et que j'allais recommencer à lire mais finalement, depuis le début des vacances je suis en pleine période de geekage intensif. Aussi, voilà enfin le test de Ni no Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste, que j'ai fini il y a déjà un moment mais que je viens à peine de platiner sur la PlayStation 3! Honnêtement, je ne pensais pas parvenir aux 100% de ce jeu car il me manquait les trophées de familiers et d'alchimie et c'est quelque chose que je ne mène jamais à bout dans un jeu (peut-être pour ça que je n'ai jamais été fan de Pokémon!). Enfin, j'ai donc fouillé le jeu de fond en comble et, 8 mois après son achat, me voilà enfin au bout du bout de Ni no Kuni dont je vais maintenant vous parler.


Un RPG aux airs de dessin animé en collaboration avec les studios Ghibli? J'ai acheté les yeux fermés et raison j'ai eu! J'ai passé quelques 70 heures pour venir à bout du scénario et plus de 100 heures pour obtenir le platine et je peux vous l'affirmer : ce jeu est un chef d'oeuvre. C'est, pour moi, le RPG qu'il faut avoir fait! On y incarne donc le jeune Oliver, petit garçon passionné de mécanique dont la maman meurt dès le début de l'aventure. Désespéré, il va se remémorer le jour où cette dernière lui a offert une étrange peluche et, sous l'effet des larmes d'Oliver, la peluche va prendre vie et l'envoyer dans l'autre monde, un monde magique où il pourra peut-être sauver sa maman. Nous voilà donc parti pour une aventure pleine de magie, digne des plus grands chefs-d'oeuvre miyazakien, dans un monde où il est possible d'avoir des familiers, où Oliver apprendra à manier la baguette, où il découvrira la vérité sur sa maman, sur les deux mondes et où il fera de nouvelles rencontres. Un beau programme en perspective donc!

Niveau graphisme, j'ai trouvé ça magnifique. Pourtant, le jeu est d'abord sorti sur DS au Japon en  2010! Mais c'est là qu'on reconnait la patte Ghibli, le style indémodable, le jeu qui était magnifique en 2010, qui l'est tout autant en 2014 et qui le sera sans doute toujours en 2030. Les différents lieux visités par Oliver et ses amis sont diversifiés bien qu'assez habituels (campagne, désert, neige, volcan...). Pourtant, certains éléments rendent ces mondes à la fois communs et originaux. On peut citer l'exemple de la ville d'Al-Mameuh, située en plein milieu du désert, gouvernée par une reine-vache et où les fontaines déversent du lait. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres mais quoi qu'il en soit, on peut dire que l'humour est aussi un des éléments importants de Ni no Kuni. Un humour qu'on retrouvera aussi à travers le personnage de Lumi, la peluche vivante d'Oliver qui a toujours le mot pour rire. Il faut dire que son peuple est réputé pour leurs blagues et pour l'anecdote, on retrouve un duo répondant aux doux noms de Omarre et Freine.

Les personnages principaux de Ni no Kuni :
Oliver, Myrta, Faco, Lumi et Pecari
Les autres personnages sont, à l'image des lieux, à la fois singuliers et stéréotypés. Notre héros est, comme la plupart du temps, un jeune garçon au coeur pur et il est le seul à pouvoir sauver le monde. Il est accompagné par Myrta dont la spécialité est la magie et elle peut, surtout, envoûter les ennemis pour en faire des familiers. Ils sont ensuite rejoint par Faco qui, lui, peut voler des objets aux ennemis lors des combats. Enfin, Pecari finira par rejoindre le groupe. Pecari qui n'est pas sans rappeler un certain Hauru dans Le Château Ambulant par ailleurs. Coeur pur, magie, familiers, vol... la base du RPG donc. Mais avec un gameplay frôlant la perfection. On a ici un système de combat au tour par tour où l'on peut choisir de jouer avec n'importe lequel de nos trois héros (le groupe est constitué de trois personnages, il faudra donc en laisser un de côté mais on peut changer les personnages entre chaque combat sans problème), qui peut à son tour envoyer combattre n'importe lequel de ses trois familiers. Un large choix de combattants et de nombreuses possibilités de tactiques s'offrent donc à nous pour venir à bout des méchants au plus vite. Combattre permet d'augmenter son level, comme dans tout bon RPG qui se respecte, et les familiers peuvent évoluer. Il y a en tout quatre formes pour chaque espèce : les deux premières formes sont obligatoires, et il faut ensuite choisir entre deux formes.

Les familiers sont un élément essentiels de Ni no Kuni et il est important de bien en prendre soin et d'en capturer le plus possible afin de battre assez facilement les plus gros ennemis, mais aussi de venir à bout de missions secondaires telles que le tournoi de Salomon ou encore d'obtenir certains trophées pour les plus acharnés. En tout cas, parlons maintenant des missions secondaires qui, elles, se divisent en plusieurs catégories : les tâches et les missions de chasse. Les premières sont très nombreuses et peuvent prendre des tas de formes différentes. Aller chercher un objet, aller parler à quelqu'un, résoudre une énigme... mais il y a aussi une autre particularité exploitée par Oliver : il peut redonner espoir aux gens en allant chercher un trop plein de sentiment chez quelqu'un pour le partager avec quelqu'un à qui ce sentiment manque. Quant aux missions de chasse, elles sont plus habituelles, il suffit d'aller battre un monstre spécifique, souvent situé sur de petites îles. Ajouté à ça tout ce qu'apporte l'alchimie, et on se retrouve avec un jeu beau, intéressant, complet et diversifié dans lequel on n'a pas le temps de s'ennuyer mais où on s'émerveille sans cesse.

Un système de combat intuitif et dynamique!
En conclusion, je peux dire que j'ai adoré Ni no Kuni du début à la fin. Je pensais que les trophées de captures de familiers (250) et de fabrication d'alchimie (120 objets différents) allaient me rebuter et m'empêcher de terminer le jeu à 100% mais ça n'a pas été le cas. J'avais laissé tomber Ni no Kuni pendant toute la période scolaire mais ça a été un plaisir de me replonger dans cette ambiance et le jeu est fait de façon à ce qu'on obtienne le trophée d'alchimie sans avoir à chercher les objets les plus rares. Ça reste assez long mais pas assez pour en être lassé ou dégoûté et ça, c'est plutôt un bon point. Enfin, je n'ai pas parlé des musiques du jeu composées par le grand Joe Hisaichi, connu notamment pour avoir composé les bandes originales plus grands succès de Miyazaki (Mon Voisin Totoro, Le Château Ambulant, Le Voyage de Chihiro, etc.), qui nous offre encore ici de quoi réjouir nos oreilles. Bref, un grand jeu, un magnifique RPG qui ravira sans doute les amateurs du genre mais aussi les fans de Miyazaki ou d'animation japonaise en général. Je ne saurais que trop vous conseiller de vous jeter sur ce petit bijou qui est actuellement au prix de 19,99€ sur le PSN!
Mon voisin To... kododo!
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