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samedi 28 juin 2014

Si tu me voyais maintenant - Cecelia Ahern

Histoire de maintenir un certain rythme, et aussi parce que ce serait dommage de perdre des chroniques que j'avais fait sur mon ancien blog, je vous propose aujourd'hui un petit retour sur Si tu me voyais maintenant de Cecelia Ahern que j'ai lu il y a peut-être deux ans de ça. Ceux qui me suivent depuis un certain temps maintenant savent que j'aime cette auteure, j'ai apprécié tout ce que j'ai lu d'elle jusqu'à présent. De plus, je fais rarement des critiques négatives par ici. Il faut dire que je suis plutôt bon public. Mais cette fois, j'ai eu du mal à venir à bout de ce roman. Pourtant, j'étais assez emballée par la quatrième de couverture qui laissait présager une belle histoire d'amour. Et même par la couverture de l'édition Albin Michel avec toutes ces couleurs et ces fleurs printanières. Je l'avais vu à la bibliothèque il y a longtemps et depuis j'avais très envie de le lire alors quand je l'ai trouvé en occasion au format poche, je n'ai pas hésité une seconde. Mais j'ai globalement été déçue.

Une existence réglée comme du papier à musique : de son emploi du temps à ses émotions, Elizabeth a tout planifié pour ne plus souffrir. Mais lorsqu'un inconnu fait irruption dans sa vie, cette mécanique si bien huilée se dérègle. Insouciant, spontané, en quête perpétuelle d'aventures, le mystérieux Ivan semble touché par la grâce. Peu à peu, la jeune femme baisse le bouclier qui protégeait son coeur et sort de sa carapace. Mais que sait-elle d'Ivan ? D'où vient-il ? Est-il vraiment celui qu'il prétend être ou n'est-il qu'une illusion ?

Je pense que ma première déception vient tout simplement de l'édition qui est remplie de fautes de frappes. Parfois il manquait carrément des bouts de mots et c'était très désagréable d'essayer de deviner ce qu'il était censé être écrit! C'est vraiment la première fois que je vois ça dans un roman et j'espère la dernière... Mais passé ce gros désagrément, l'histoire en elle-même ne m'a pas emballée. Je l'ai trouvé très très longue à démarrer pour pas grand-chose puisque la profondeur du scénario et des personnages ne nécessitaient vraiment pas une mise en place aussi longue. Les évènements, pourtant clairs et peu recherchés, sont répétés tout au long du livre. Les manies d'Elizabeth, l'alcoolisme de sa soeur, le manque de sa mère, ses difficultés à élever cet enfant qui n'est pas le sien et les bizarreries d'Ivan. Je pense sincèrement que le livre aurait pu faire une centaine de pages en moins et je me suis ennuyée pendant une grosse partie du roman, surtout au début tandis qu'on sait qui est Ivan alors qu'Elizabeth ne cesse de se poser les mêmes questions encore et encore.

Lorsqu’un verre, ou une assiette, tombe par terre, il s’écrase avec un fracas à réveiller les morts. Lorsqu’une vitre éclate, qu’un cadre se décroche d’un mur, cela produit un bruit horrible. Mais lorsque votre coeur se brise, il le fait dans un silence complet.


Cependant, j'ai quand même apprécié quelques trucs. Par exemple, le caractère d'Elizabeth. Pas son côté maniaque dans lequel je ne me retrouve pas du tout mais plutôt cette peur profonde et ancrée qu'elle a de se retrouver seule. J'ai trouvé cet aspect de sa personnalité vraiment très touchant et c'est peut-être la seule chose que j'ai vraiment aimé chez elle, et dans Si tu me voyais maintenant. Quant à Ivan, c'est un personnage attachant mais il y a quelque chose qui m'a empêché de vraiment l'apprécier. Peut-être parce que je savais qui il était vraiment et de ce fait, je connaissais déjà la fin de l'histoire? C'est peut-être ce qui fait le plus défaut à ce roman de Cecelia Ahern. Il est prévisible. Du début à la fin, je savais ce qu'il se passerait, il ne m'a surprise à aucun moment. Pourtant, j'ai lu plein de critiques très très positives au sujet de ce roman alors peut-être que finalement, le problème vient juste de moi?

Les étoiles s'apparentent aux gens, Elizabeth. Ce n'est pas parce qu'elles donnent l'impression de provenir du même endroit que c'est vraiment le cas. Il s'agit d'une illusion d'optique provoquée par la distance. Toutes les familles n'arrivent pas à rester unies, chacun suit son propre destin. l'idée qu'on tire de notre origine du même creuset est erronée ; s'éparpiller dans le cosmos, c'est dans la nature de chaque être vivant, de chaque créature sur terre.


Comme je le disais, je ne fais pas souvent de critiques négatives et j'aime d'autant moins en faire quand il s'agit d'une auteure que j'aime vraiment. Cependant, ça ne m'a pas empêché de continuer à lire Cecelia Ahern et d'aimer ce qu'elle a fait avant et après ce roman. 
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