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jeudi 10 juillet 2014

Transcendance


Sorti le 25 Juin dernier, j'avais envie de voir ce film depuis que j'avais vu la bande-annonce. Puis finalement, je suis allée le voir avec une certaine appréhension après que NicoChéri m'ait dit que d'après ce qu'il avait lu, c'était un film que les gens avaient soit adoré, soit détesté. Et comme, en général, quand la bande-annonce me plaît, il n'y a que la bande-annonce qui me plaît, je pensais vraiment que j'allais être déçue et faire partie de la seconde catégorie de personnes. Et bien figurez-vous que non! Je ne sais pas si c'est le fait d'y avoir été en pensant détester le film mais j'ai vraiment apprécié Transcendance sans pour autant me classer dans la catégorie de ceux qui ont adoré.


Dans un futur proche, un groupe de scientifiques tente de concevoir le premier ordinateur doté d’une conscience et capable de réfléchir de manière autonome. Ils doivent faire face aux attaques de terroristes anti-technologies qui voient dans ce projet une menace pour l’espèce humaine. Lorsque le scientifique à la tête du projet est assassiné, sa femme se sert de l’avancée de ses travaux pour 
« transcender » l’esprit de son mari dans le premier super ordinateur de l’histoire. Pouvant désormais contrôler tous les réseaux liés à internet, il devient ainsi quasi omnipotent. Mais comment l’arrêter s’il perdait ce qui lui reste d’humanité ?

Ce qu'il faut savoir, c'est que Transcendance a été réalisé par Wally Pfisher qui est surtout connu pour ses collaboration avec Christopher Nolan - il a été directeur de la photographie sur des films tels que Memento, Batman Begins, Le Prestige, The Dark Knight et il a même l'American Society of Cinematographers Awards 2011 pour Inception - et qu'il signe donc son premier film en tant que réalisateur avec Transcendance. Mais quand on a "grandit" auprès d'un réalisateur tel que Nolan, je pense qu'on ne peut voler de ses propres ailes qu'avec succès malgré quelques maladresses.

Ce que j'ai le plus aimé dans ce film - outre Johnny Depp - c'est la trame autour de la puissance que pourrait prendre internet si l'on continue à être connecté comme nous le sommes aujourd'hui. Je l'avoue, je suis partisane et convaincue que les réseaux sociaux, par exemple, ne le sont pas tant que ça et je reste aussi persuadée que rien ne remplacera les vrais rapports humains. Or, c'est exactement ce que ce film met en évidence : à force d'être trop "online", on perd de vue la réalité. Que ce soit bien clair, je ne dénigre pas internet (sinon je ne serais pas là) mais je pense qu'il ne faut pas en arriver au point où la machine prend le dessus sur l'humain. Trêve d'analyse philosophique de mes opinions, revenons à notre film qui, donc, met très bien en évidence tout cet aspect qui est plus que d'actualité à une époque où on a l'impression qu'il n'y a plus de limite entre le réel et le virtuel. 


Pourtant, cette histoire réellement ancrée dans la science-fiction part d'un sentiment éminemment humain : l'amour. Si Evelyn Caster décide "d'uploader" la conscience de feu son mari dans l'ordinateur, c'est parce qu'elle l'aime. Et c'est justement là que ça coince : une conscience numérisée peut-elle remplacer la présence humaine? Est-on vraiment face à la conscience d'un homme ou a-t-elle été altérée? Et bien rien n'est sûr, rien ne le prouve. Et Transcendance va tenter de répondre à ces questions, du moins de donner des pistes. Des pistes qui nous emmènent à un certain constat : à force d'être tous autant connectés, le risque de ne plus penser par soi-même est là. C'est cette faille que la conscience de Will Caster exploite, bien qu'à la base il tente de réaliser les rêves de sa bien-aimée. Finalement, dans Transcendance, les avancées technologiques apparaissent comme autant fascinantes qu'effrayantes et, personnellement, j'adore quand la science-fiction m'emmène sur ce terrain-là.


Sur un plan plus technique, j'ai aimé le casting. J'ai aimé découvrir un Johnny Depp tout en simplicité - même si je l'adore dans les rôles farfelues que lui offrent Tim Burton - naturel et bien plus humain qu'on ne pourrait le supposer. J'ai aussi apprécié découvrir Rebecca Hall dans un vrai rôle car, jusqu'à présent, je ne l'avais vue que dans Iron Man 3. Elle a, ici, l'occasion de prouver l'étendu de son talent et toutes les émotions qu'elle tente de véhiculer sont partagées par le spectateur. Et puis c'est toujours un plaisir de retrouver le grand Morgan Freeman dans un film! Un très bon casting donc pour un film aux effets spéciaux magnifiques mais qui n'en font pas trop. Comme je le disais, c'est un film qui pousse à la réflexion et l'action n'est donc pas sa qualité principale mais il en met quand même plein la vue. Et pour le coup, je me demande même si une version 3D n'aurait pas été idéale alors qu'habituellement, je suis pas du tout pour cette avancée technologique. 


Pour conclure, ce n'est donc pas un coup de cœur parce que malgré tout, le film souffre de quelques longueurs, et je n'ai pas trop compris la fin. Cependant, j'ai vraiment accroché à l'histoire, le sujet est bien traité, les questions sont posées de façon simple. Tout est très bien maîtrisé et rien ne va jamais dans le "trop". Malgré le fait que la bande-annonce suggère un gros blockbuster, on a finalement affaire à un film assez réservé et humble. Maintenant, reste à espérer que Wally Pfister ne soit pas du genre visionnaire et que ce qu'il aborde dans Transcendance ne prendra jamais forme... 
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