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Final Fantasy Type-0

jeudi 28 août 2014

[CRC] Jonathan Livingston le Goéland - Richard Bach

Cette année, je m'étais promis que je prendrais le temps de m'occuper du blog même pendant mes vacances. Mais une fois posé le pied sur l'Île de Beauté, les retrouvailles avec la famille, le soleil et les belles plages, j'ai complètement oublié l'existence de mon ordinateur pendant quatre semaines entières! Me revoilà donc pour tenter de boucler mon Challenge Romans Cultes à trois petits jours de la fin. Et aux grands maux les grands remèdes, j'ai décidé de relire un tout petit livre découvert il y a quelques années : Jonathan Livingston le Goéland! J'avoue que la première lecture ne m'avait pas laissé une grande impression. Je ne me rappelais plus du tout de quoi il était question, si ce n'est que le héros était bel et bien un goéland nommé Jonathan Livingston. J'avais de vagues souvenirs de la trame principale mais rien de très indélébile. Cette deuxième lecture m'a-t-elle plus marquée? C'est une bonne question à laquelle je ne pourrais sûrement pas répondre avant quelques années...

"Mes frères ! s’écria Jonathan. Mille années durant, nous avons joué des ailes et du bec pour ramasser des têtes de poisson, mais désormais nous avons une raison de vivre : apprendre, découvrir, être libres !" Jonathan Livingston n’est pas un goéland comme les autres. Ses parents, les autres membres de son clan, ne voient pas plus loin que le bout de leurs ailes. S’ils volent, c’est uniquement pour se nourrir. Jonathan, lui, vole pour son seul plaisir. Et en volant toujours plus haut, toujours plus vite, il sait qu’il découvrira un sens plus noble à la vie. Effrayés par son audace, ses semblables le rejettent. Mais Jonathan va se faire de nouveaux amis…

L'histoire est assez simple  donc : Jonathan ne veut pas être un goéland né pour chasser des restes de poissons. Il veut voler. Nous suivons donc son apprentissage, sa différence, le rejet qu'il subit dans son clan et ses rencontres. Jonathan est un goéland mais il pourrait être un homme. La métaphore est claire du début à la fin, d'autant plus quand on sait que l'auteur, Richard Bach, est un passionné d'aviation qui a été pilote réserviste pour l'United States Air Force. On imagine donc très bien cette oiseau tel l'alter-ego du pilote voulant aller toujours plus loin dans le ciel, aux commandes de son engin volant. Ou tel l'alter-ego de tout Homme voulant tout simplement aller toujours plus loin à la recherche du bonheur et de la liberté. C'est donc un très beau message que nous transmet Richard Bach, un message d'espoir et de persévérance. Mais est-ce que ce message m'a touchée?

Brisez vos limites, faites sauter les barrières de vos contraintes, mobilisez votre volonté, exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être. Découvrez ce que vous aimeriez faire et faites tout votre possible pour y parvenir.

 Et bien je dois avouer que pas vraiment. Je comprends maintenant que la première lecture ne m'ait pas vraiment marquée. J'ai eu, à vrai dire, un peu les mêmes impressions qu'en lisant L'Alchimiste de Paulo Coelho, et tous les éléments frôlant le mystique et le religieux m'ont un peu dérangée. Je l'ai déjà dit, et je me répète, mais je crois profondément en l'Homme - en l'occurrence en l'Oiseau ici - et au fait qu'il est autant responsable de ce qu'il fait de grand que de ce qu'il fait de petit. Or, dans Jonathan Livingstone le Goéland, j'ai trouvé le message ambigu. D'un côté, on a vraiment l'impression que ce qu'accomplit Jonathan, que ses prouesses ne sont dues qu'à ses propres efforts, à sa persévérance et à sa passion pour le vol mais de l'autre, il semble poussé par une sorte de divinité et j'ai trouvé ça dommage. Tout comme certains passages sur les voyages à travers le temps et l'espace qui m'ont un peu déroutée (le Docteur se serait-il transformé en goéland?).

“Votre corps, d’une extrémité d’aile à l’autre, disait parfois Jonathan, n’existe que dans votre pensée, qui lui donne une forme palpable. Brisez les chaînes de vos pensées et vous briserez aussi les chaînes qui retiennent votre corps prisonnier...”


Au final, c'est vraiment difficile de mettre une note à ce petit livre car j'ai vraiment du mal à dire s'il m'a plu ou pas. Je ne l'ai pas détesté mais ce n'est pas un coup de cœur non plus. Je crois que le plus simple reste de vous faire votre propre idée de cette oeuvre étant donné son épaisseur. Chacun trouvera sans doute une petite part de lui-même en ce goéland d'un nouveau genre, et dans le cas contraire, les photographies de goélands prises par Richard Bach en personne qui illustrent les pages sont une autre motivation pour découvrir ce conte initiatique et philosophique. 

Ce livre a été lu dans le cadre du
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