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Les dernières chroniques

Final Fantasy Type-0

lundi 27 janvier 2014

C'est Lundi, que lisez-vous? [21]

Rendez vous initié par Mallou et repris par Galleane.
On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

La semaine dernière j'ai lu

En ce moment je lis

Ensuite je lirai


Voilà une éternité que je n'avais plus fait de "C'est Lundi, que lisez-vous?"! Je vais essayer d'être un peu plus constante mais je ne promets rien... En tout cas, la semaine dernière était sans doute la dernière fois que je pouvais lire un livre pour mon propre plaisir. Les six prochains mois, on revient dans les lectures scolaires mais comme vous le voyez, ce n'est pas le programme le plus ennuyeux et j'ai hâte de découvrir mieux ces œuvres. Surtout celle de Jean Lorrain.



Et vous, quelles sont vos lectures du moment?

dimanche 26 janvier 2014

[CRC] Orgueil et Préjugés - Jane Austen

Ah, Jane Austen... Comment vous dire que je suis une grande admiratrice de cette auteure? Ce roman faisant partie du Challenge Romans Cultes de Métaphore, je me suis dit que ce serait l'occasion parfaite de le relire et de passer quelques temps en compagnie d'Elizabeth et de Mr Darcy! Et c'est typiquement le genre de livre que je suis pressée de lire mais dont j'appréhende d'arriver au bout car je n'ai tout simplement pas envie de quitter cet univers qui m'enchante tant... Car oui, la littérature britannique du XIXème siècle me fait rêver. Jane Austen me fait rêver. Et Mr Darcy me fait rêver aussi!

Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen.  Son histoire, sa question, est en apparence celle d’un mariage: l’héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n’est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l’épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu’il n’y a en fait qu’un héros qui est l’héroïne, et que c’est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

Ce que j'aime dans ce roman? J'aurais tendance à répondre absolument tout. Mais je vais essayer d'être plus précise que ça. Jane Austen décrit la société anglaise du XIXème siècle d'une façon tout à faite juste et ironique. Les personnages du roman représentent chacun à leur façon une facette de cette société complètement basée sur les apparences, les conventions et les richesses. Autrement dit sur l'hypocrisie. Car en effet, ce que nous dépeint ici Jane Austen, c'est bien l'hypocrisie de sa société à travers une oeuvre transpirant l'ironie et la satire. D'un côté nous avons la famille Bennett dignement représentée par la mère qui n'a qu'un désir : que ses filles se marient avec de bons partis. Parce que des filles, elle en a cinq et elle n'a que ça. Ce qui signifie qu'à la mort de Mr Bennett, leur demeure de Longbourn deviendrait la propriété d'un certain Mr Collins, laissant toutes ces demoiselles démunies. On pourrait donc comprendre cette obsession de Mrs Bennett si elle n'était pas autant casse-pieds parce que, soi-disant, elle souffre des nerfs. Mr Bennett apparaît comme un homme très calme à côté, point du tout assorti à sa femme, et affectueux envers ses filles. C'est un personnage que j'apprécie assez pour cela mais il a également ses torts. Quant à leurs filles, si les deux aînées, Jane et Elizabeth sont irréprochables, ce n'est pas le cas des trois autres. Lydia et Kitty ne pensent qu'à flirter, quant à Mary, assez insignifiante et effacée, elle ne s'intéresse pas aux hommes ni au mariage et encore moins aux affaires de sa mère et de ses sœurs en général. Bref, la famille Bennett représente donc cette population anglaise aux moyens limités qui cherche à se faire une place dans la société par tout les moyens, allant même jusqu'à se ridiculiser comme nous le prouve Mrs Bennett à maintes reprises.

Il est universellement admis qu'un célibataire nanti d'une belle fortune a forcément besoin d'une épouse. Si mal connus que soient les sentiments ou les opinions d'un tel homme, dès lors qu'il paraît dans une certaine société, cette vérité est si bien ancrée dans l'esprit des familles du voisinage qu'il est considéré comme propriété légitime de l'une ou l'autre de leurs filles.

Et de l'autre côté, il y a bien sûr les riches. Représentés d'abord par l'arrivée de Mr Bingley dans le voisinage des Bennett, accompagné bien évidemment de ce cher Mr Darcy. Celui-là même qui apparaît hautain et orgueilleux à Elizabeth et qui donne une bien piètre image de ce que pouvaient être ceux qui avaient beaucoup d'argent. Cette image sera renforcée par la présence de la sœur de Mr Bingley, Caroline, mais aussi et surtout par la présence de l'odieux personnage qu'est Lady Catherine. En somme, on pourrait penser que pauvres ou riches, tous les personnages d'Orgueil et préjugés sont exécrables et uniquement attirés par l'argent. Soit qu'ils souhaitent en acquérir via le mariage, ou le conserver en se mariant avec des personnes du même rang voire même d'autres personnages qui n'hésitent pas à tromper tout le monde pour de l'argent. Mais au-delà de cette satire sociale, Jane Austen nous offre également un autre panel de personnages : ceux qui décident de ne pas se conformer aux conventions. Ceux qui ne veulent pas d'un mariage arrangé malgré les avantages financiers que cela pourrait représenter. Et en premier lieu, nous avons bien évidemment la pétillante Elizabeth qui souhaite tellement se marier par amour qu'elle préfère même imaginer qu'elle ne se mariera jamais. Bon, tout le monde sait comment tout cela finira entre elle et Mr Darcy. Mais justement, en voilà un personnage bien mystérieux et qui, malgré ses premières idées sur ce que doit être le mariage et fait donc d'abord partie de ces riches qui préfèrent rester entre riches, finira par changer d'avis pour les beaux yeux d'Elizabeth. Tout comme Mr Bingley pour ceux de Jane. Nous avons donc ce quatuor de personnages qui nous montre qu'à travers cette société gangrenée par l’appât du gain, l'espoir de se marier par amour est encore permis.

Vous m'avez donné une leçon, dure sans doute, mais précieuse. Par vous j'ai été justement humilié. Je venais à vous, n'éprouvant aucun doute au sujet de l'accueil qui m'attendait. Vous m'avez montré combien mes prétentions étaient insuffisantes pour plaire à une femme qui avait le droit d'être difficile.

J'ai beaucoup parlé des personnages parce que, vraiment, chacun d'entre eux est travaillé à la perfection. On haït ceux qu'on doit haïr, et on aime éperdument ceux qu'on doit aimer. On comprend les sentiments d'Elizabeth qu'on ressent en même temps qu'elle, d'autres personnages nous reste un mystère du début à la fin mais, de toute façon, c'est ceux qu'on n'a pas forcément envie de comprendre alors ce n'est pas grave. Jane Austen maîtrise tout ceci à la perfection et elle nous emmène avec elle, dans son univers, à son époque. Son style est fluide et agréable. Encore aujourd'hui, si les événements racontés ne sont plus d'actualité, on n'a aucun mal à les comprendre et à s'imaginer les vivre. Quand je lis Orgueil et Préjugés, je n'ai aucun mal à me trouver à Longbourn, à voyager dans le vieux Londres et même à aller visiter Pemberley et tomber nez à nez avec Fitzwilliam Darcy. Et finalement, n'est-ce pas tout ce qu'on attend d'un bon roman, voyager?

La vanité et l'orgueil sont deux choses différentes, bien qu'on emploie souvent ces deux mots l'un pour l'autre ; on peut être orgueilleux sans être vaniteux. L'orgueil se rapporte plus à l'opinion que nous avons de nous-mêmes, la vanité à celle que nous voudrions que les autres aient de nous.


Personnellement, j'ai voyagé dans le temps et l'espace durant toutes ma lecture. J'ai ressenti tout un panel d'émotions, j'ai aimé, j'ai détesté, j'ai été énervé, attendrie, compatissante, ahurie. Alors que demander de plus? Orgueil et préjugés est pour moi un véritable coup de cœur qui m'a donné envie de me replonger dans toutes les œuvres de Jane Austen, de revoir le film avec Keira Knightley et même de regarder la fameuse mini-série Orgueil et quiproquos!

Ce livre a été lu dans le cadre du

mardi 21 janvier 2014

Hate List - Jennifer Brown

Je continue dans mes remise à neuf d'anciens articles que j'avais publiés sur mes blogs précédents avec ce roman de Jennifer Brown intitulé Hate List. Je l'ai lu il y a maintenant un assez long moment, à l'occasion d'une lecture commune sur un forum qui n'existe malheureusement plus. Cela dit, je me rappelle que j'avais terminé le livre bien avant la date butoir. Il faut dire qu'une fois commencé, j'ai eu du mal à m'en séparer tant je l'ai trouvé passionnant. J'avais déjà effleuré le sujet de la fusillade dans un lycée à travers le film Elephant de Gus Van Sant, mais je n'avais jamais lu de roman concernant ce genre de faits malheureusement réels. Et je dois avouer que cette lecture m'a réellement convaincue car les événements y sont traités différemment. On n'assiste pas à la fusillade et à tout ce qui a mené à son aboutissement mais à l'après-tragédie. A la reconstruction psychologique de Valérie, la petite-amie de celui qui a ouvert le feu avant de se donner la mort, mais aussi la reconstruction de tout un lycée, de chaque élève touché de près ou de loin par cet événement.

« C’est moi qui ai eu l’idée de la liste. Je n’ai jamais voulu que quelqu’un meure. Est-ce qu’un jour on me pardonnera ? » 

C’est ce que pense Valérie, effondrée après un drame inexplicable survenu au lycée. Son petit ami, Nick, a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste. Cette fameuse liste qu’ils ont écrite pour s’amuser et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants dans l’établissement. Maintenant, ils sont blessés ou morts. Et Nick s’est suicidé, emportant son secret pour toujours. Mais Valérie elle, est toujours là, enfermée dans une bulle de questions sans réponses.  Jusqu’au matin, où elle se lève et quitte sa chambre pour retourner au lycée…

Ce livre est juste poignant du début à la fin. L'auteure a su trouver le ton parfait pour nous faire ressentir tout ce qu'a pu ressentir Valérie. Une adolescente finalement comme les autres. Car qui n'a détesté personne au lycée? qui n'a été la source des moqueries de personnes? Le lycée c'est cette période où la méchanceté règne sans qu'on en réalise vraiment l'ampleur. Jusqu'à ce qu'un Nick nous ramène à la réalité. Pour certaines personnes, les pensées et les paroles se transforment en actes, et ça n'arrive sans doute qu'une fois sur un million mais ça arrive. Et dans Hate List, l'auteure aborde l'après, ce qu'il reste de ceux qui restent et plus particulièrement de Valérie, la petite-amie de l'auteur de la fusillade. Celle qui a participé à la "liste de la haine", cette liste où elle a noté de façon anodine les noms des gens qu'elle détestait. Juste pour s'amuser, sans arrière-pensée et encore moins celle que Nick passerait à l'acte. Mais après le drame, elle se retrouve seule à devoir justifier de cette liste et de ce qui s'est passé. Et quand je dis seule, c'est seule. Plus d'amis, plus de famille. Tout le monde la croit complice, voire coupable...


C'est là que j'ai eu l'idée d'écrire leur nom dans un carnet, un carnet qui aurait fait office de poupée vaudou de papier, pour me soulager. Le fait de noter leur nom dans ce carnet serait la preuve que c'étaient des super-nuls et que, moi, j’étais une victime.

Le gros point fort de ce livre, c'est réellement la façon dont le sujet est abordé. Pour moi, il y a trois étapes ou plutôt trois visions. On a d'abord le présent, celui de Valérie, de ses pensées, de ses peurs, de ses doutes. Puis à travers le présent, Valérie revient sur certains événement du passé, sur sa relation avec Nick, sur ce qui a mené à cette fusillade. Elle repense à tous ces signes avant-coureurs qu'elle n'a pas su détecter à temps et c'est vraiment très intéressant. Et enfin, au début de certains chapitres, on a droit à un petit article de journal retraçant l’événement de façon peu objective mais qui nous donne une idée de ce que peuvent penser les gens de l'acte de Nick et de Valérie. Le tout nous donne une image vraiment très très juste de tout ça et ne nous laisse pas d'autre choix que d'éprouver une grande admiration pour le courage de l'adolescente qui décide d'affronter à nouveau le lycée après ce qu'il s'y est passé, et malgré ce que les gens pensent d'elle.


Je contenais la colère qui s'accumulait en moi. Colère contre mes parents parce qu'ils n'étaient pas là. Colère contre Nick parce qu'il était mort. Colère contre les salauds qui le harcelaient quand il était au lycée. Colère contre moi-même parce que je n'avais rien vu venir.

D'ailleurs, ces mêmes gens sont très présents dans le livre. Et même si on éprouve une très grande tendresse pour Valérie et qu'on voudrait pouvoir la soutenir et lui dire qu'elle n'est pas seule, on comprend aussi aisément la réaction des autres élèves. Au final, chaque personnage a une place importante dans cette histoire. Chaque personnage a vécu et ressenti les événements à sa manière et c'est tout ce panel de sentiments et d'émotions qui donne aussi sa force au livre. J'ai également beaucoup apprécié les personnages plus extérieur au drame comme le Docteur Hieler et Bea de la galerie de peinture qui apporte une touche très positive à toute cette histoire pour le moins sombre. Je crois que finalement, les personnages avec qui j'ai eu le plus de mal sont les parents de Valérie, et le proviseur.



Mais je vais m'arrêter là avant d'en dire trop et vous laisser le soin de découvrir ce roman vraiment génial qu'est Hate List qui, comme vous devez vous en douter, est un coup de cœur! 

lundi 20 janvier 2014

La Vie et Moi - Cecelia Ahern

Si le dernier roman de Cecelia Ahern que j'avais lu - Si tu me voyais maintenant - m'avait un peu déçue, je ne peux pas en dire autant de celui-ci qui m'a tout simplement enchantée! J'avais eu la chance de le gagner il y a un petit moment lors d'un concours organisé par My Fashion World et les éditions Flammarion, ce qui était déjà une très bonne surprise. Mais la lecture de ce livre l'a également été! Je trouvais la couverture géniale mais j'avais, je l'avoue, quelques appréhensions concernant le roman qui semblait partir sur les traces de Si tu me voyais maintenant justement. Avec ce petit côté surnaturel qu'on a plus l'habitude de retrouver chez un Levy, voire un Musso! Je vous laisse en juger par la quatrième de couverture!

Un jour, en rentrant du travail, Lucy Silchester trouve une enveloppe dorée par terre sur le tapis. A l'intérieur, une invitation... pour un rendez-vous avec la Vie. Sa Vie. Une vie qu'elle a perdu de vue depuis longtemps et va rencontrer... en personne. Cette Vie en question prend les traits d'un vieil homme malheureux, reflet de l'existence chaotique et désespérée de Lucy qui déteste son travail, délaisse ses amis et fuit sa famille.  Mais qu'elle le veuille ou non, Lucy Silchester a un rendez-vous qu'elle va bien devoir honorer. Émouvant et chaleureux, drôle et magique, le dernier roman de Cecelia Ahern nous montre ce qui peut arriver lorsqu'on commence à négliger son existence.


En résumé, je me suis dit "Après l'ami imaginaire, sa vie! Quelle idée!". Et pourtant, dès les premières pages, j'ai été séduite par le personnage de Lucy Silchester, bien bien bien loin de ressembler aux précédents personnages imaginés par Cecelia AhernLucy m'a plutôt fait penser à une héroïne tout droit sortie des romans de Sophie Kinsella, voire même d'Helen Fielding! Elle m'a fait penser à un mélange de Becky Bloomwood et de Bridget Jones, deux filles au caractère bien trempé et que j'adore! Lucy a donc du mal à gérer sa vie depuis que, trois ans auparavant, le beau Blake l'a quittée et qu'ils ont décidé de dire que c'était elle qui avait mis fin à leur relation. Parce qu'elle ne voulait pas avoir à subir la pitié de ses amis, parce qu'elle ne voulait pas avoir à répondre à un million de questions. Et ce mensonge, qui semble n'être rien, va l'emmener à un autre mensonge, puis un autre, puis un autre... Et ça, la Vie de Lucy ne peut pas le supporter plus longtemps! C'est pourquoi elle décide d'intervenir en chair et en os, sous les traits d'un bonhomme un peu bizarre mais ô combien attachant au fil des pages! Et on a bien envie que Lucy reprenne sa Vie en main afin que ce pauvre homme n'ai plus l'air aussi misérable.

Le problème, c'est que vos mensonges sont construits sur d'autres mensonges plus anciens! Vous mentez une fois, vous devez mentir une deuxième fois. Si vous révélez un tout petit bout de vérité, tout s'effondre. Alors vous continuez à mentir.

La Vie et moi est un roman à la fois très émouvant et très drôle! Lucy est dôtée d'une répartie à toute épreuve qui fait toujours mouche. Mais ses répliques cachent un mal-être profond et on a qu'une envie, c'est qu'elle soit heureuse. Donc on tourne les pages de ce roman avec frénésie, sans s'en rendre compte parce qu'on veut savoir si tout va bien se terminer pour Lucy et pour sa Vie. J'avais très peu de temps quand j'ai commencé la lecture du roman, mais dès que j'en ai eu j'ai du enchaîner les trois derniers quarts en un après-midi! Et j'avais franchement pas envie que ça s'arrête. J'avais presque envie que Cecelia Ahern se la joue Sophie Kinsella et nous sorte une saga "Lucy Silchester"! Mais ce n'est pas le cas alors il a fallu dire au revoir à Lucy et tout son petit monde en attendant de pouvoir me procurer le seul roman de l'auteure irlandaise que je n'ai pas encore eu la possibilité de lire : Merci pour les Souvenirs. Mais je compte bien y remédier dès que possible! 


Mais je suis là. Je suis l'autre partie de vous. La radiographie de votre existence. Le reflet de votre image. Je suis le reflet de votre mal-être, de votre tristesse. Vous comprenez?


Quoi qu'il en soit, La Vie et Moi est un roman étonnant et étonnamment brillant que je ne saurais que vous conseiller! Un vrai coup de cœur, comme la plupart des romans de Cecelia Ahern que j'ai lu, et sans aucun doute mon préféré avec La Vie est un arc-en-ciel.

samedi 18 janvier 2014

Bilbo le Hobbit - J.R.R. Tolkien

Voilà un moment que Bilbo le Hobbit traînait dans ma bibliothèque, attendant sagement que je trouve le temps de le lire. Le temps oui, parce que ce n'est pas l'envie qui me manquait! Il aura fallut attendre que je vois les deux premiers volets au cinéma pour enfin avoir cette occasion tant attendue de me lancer dans mon premier Tolkien. Parce que oui, je vous l'avoue, j'ai beau avoir vu et revu les adaptations de Peter Jackson, je n'ai encore jamais pris la peine d'ouvre un bouquin de Tolkien. Il faut dire que ma grand-mère possède l'intégrale du Seigneur des Anneaux dans un livre si gros que j'ai toujours eu l'impression qu'une vie entière ne m'aurait pas suffit à en venir à bout! Mais je compte très bientôt corriger cela, et j'ai décidé de commencer par Bilbo le Hobbit, petit livre de 300 pages très accessible puisque destiné en priorité aux enfants!

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible. L'aventure tombe sur lui un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l'entraînent dans une chasse au trésor périlleuse à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug. Il traversera les Monts Brumeux et la forêt elfique de Mirkwood, sera capturé par de puissants trolls et traîné par des orcs dans les entrailles de la terre ; il sera contraint à un concours d'énigmes par le sinistre Gollum, englué dans la toile d'une araignée géante, et participera à une bataille légendaire. Bilbo échappera cependant à tous les dangers et reviendra chez lui, seul et incompris, mais riche et plus sage, en possession d'un mystérieux anneau...

Du fait d'avoir vu les films il y a à peine quelques semaines, je n'ai évidemment pas pu m'empêcher de comparer sans cesse ce que j'avais vu à ce que je lisais. Mais comme ma chronique porte uniquement sur le livre, je vais essayer de ne pas trop faire d'allusions au film et de prendre Bilbo le Hobbit pour ce qu'il est : un livre où un hobbit, un magicien et treize nains vivent des aventures merveilleuses, parfois drôles, parfois tristes, souvent touchantes et surtout remplies de danger! Et j'ai vraiment adoré partager ces aventures qui, il faut bien l'avouer, sont moins mouvementées que dans l'adaptation cinématographique. Mais malgré tout, on ne s'ennuie pas même si, au début, mon horizon d'attente était un peu trop basé sur le film (oui, je sais j'avais dit pas de comparaison, mais...). En fait, le début pose vraiment les bases de ce qui sera l'univers du Seigneur des Anneaux par la suite alors, oui, c'est peut-être un peu long à démarrer. Mais quand on connaît l'étendue de l'univers tolkinien, on comprend bien qu'il ne pouvait pas expédier son entrée en trois pages. Et plus on avance dans la lecture, plus on est happés dans cet univers magique et féerique où rôde le danger.

Nous sommes des gens simples et tranquilles, et nous n'avons que faire d'aventures. Ce ne sont que de vilaines choses, des sources d'ennuis et de désagréments ! Elles vous mettent en retard pour le dîner ! Je ne vois vraiment pas le plaisir que l'on peut y trouver.

J'ai  vraiment aimé découvrir les origines ou même de toutes petites choses sur des personnages que je connaissais déjà via Le Seigneur des Anneaux comme par exemple le fameux Balïn, cousin dont parle Gimli dans la  fameuse trilogie. Mais j'ai aussi et surtout adoré découvrir les personnages que sont Thorïn Oakenshield, Kili et Fili, qui sont les trois nains que j'ai le plus apprécié, sans oublier Beorn le change peau! Et je ne pourrais pas évoquer une oeuvre de Tolkien sans parler de Gollum! On découvre ici sa rencontre avec Bilbo et c'est vraiment un passage que j'ai adoré dans le roman, peut-être un de mes préférés. Peut-être parce que, finalement, c'est de cette rencontre que vont découler les futures péripéties de Frodon et de la Communauté de l'Anneau? Quoi qu'il en soit, qu'il s'agisse de l'univers ou des personnages, ce Bilbo le Hobbit est vraiment très riche et très bien pensé du début à la fin. On suit vraiment avec beaucoup d'intérêt cette petite compagnie de personnages hauts en couleur et la tension ne cesse de monter jusqu'au moment que l'on attend le plus : la rencontre avec Smaug! Mais je ne vous en dit pas plus et je vous laisse le soin, si ce n'est pas déjà fait, d'aller vous plonger vous aussi dans un voyage inattendu aux côtés de Bilbo, Gandalf et Cie...

Cette chose, toutes choses dévore:
Oiseaux, bêtes, arbres, flore;
Elle mort l'acier, ronge le fer;
Réduit la pierre en poussière;
Elle tue les rois, sème la ruine,
Abat montagnes et collines.


Je pense qu'être entrée dans l'univers tolkinien en commençant par Bilbo le Hobbit était vraiment la meilleure des choses à faire. En effet, roman à la base pour enfant, il se lit très bien et plutôt vite mais c'est aussi et surtout un roman qui cache énormément de richesses et ce n'est sans doute qu'en devenant adulte que l'on peut comprendre toute l'étendue du génie de Tolkien qui a créé, à lui tout seule, l'équivalent d'un cycle littéraire avec un nouveau monde, de nouveaux peuples, de nouvelles langues. Bref, un univers entier, complètement magique et féerique et qui commence ici, dans un trou de hobbit...

jeudi 16 janvier 2014

Birth Marked : Rebelle - Caragh M. O'Brien


J'ai l'intention de lire les tomes suivants de la trilogie Birth Marked très bientôt, alors je réédite ma chronique du premier volume que j'avais écrite pour mon ancien blog. Ce roman, je n'en avais jamais entendu parler lorsque j'ai décidé de le lire il y a deux étés de cela. Jamais. Je suis tombée sous le charme de la couverture, qui est magnifique, et je l'ai emprunté à ma tante. Je voulais le lire sans même savoir de quoi il parlait. Je n'ai même pas pris la peine de lire la quatrième de couverture, je l'ai ouvert et je l'ai lu. Et je l'ai aimé! Je l'ai aimé du début à la fin, des couleurs de la couverture aux pages ornées et chaque mot se trouvant à l'intérieur. Je pense que cela faisait longtemps que je n'avais pas eu une aussi bonne surprise, et à l'heure où Hunger Games est dans toutes les bibliothèques (à juste titre!), je vais donc vous parler de ce premier tome de la saga Birth Marked, intitulé Rebelle en espérant vous donner envie de le découvrir!


Dans le monde de Gaia, il y a les privilégiés, qui habitent derrière le mur de l’Enclave, et ceux, comme elle, qui vivent à l’extérieur. Tous les mois, la jeune fille aide sa mère, sage-femme, à donner à l’Enclave trois nouveau-nés. Mais, un soir, les parents de Gaia sont brutalement arrêtés et conduits derrière le mur. À peine ont-ils le temps de lui confier un mystérieux ruban sur lequel est brodé un étrange code…

Quand on commence à lire Birth Marked, on ne peut pas vraiment s'empêcher de faire le lien avec Hunger Games. L'Enclave, c'est un peu l'équivalent du Capitole, Wharfton celui de Panem et les Districts sembleraient être les Secteurs. Je ne connais pas vraiment d'autres romans de dystopie car c'est un genre que je découvre à peine donc je ne saurais pas dire si c'est une configuration récurrente. Mais en réalité, le parallèle s'arrête là. L'histoire de Gaia est bien différente de celle de Katniss bien que les deux héroïnes représentent la rébellion, l'espoir et la liberté pour tout un peuple. Gaia aime profondément ses parents, et elle est prête à tout pour les sauver. Ce premier tome tourne autour de cette relation très humaine dans un monde qui semble avoir perdu toute trace d'humanité. Mais le périple de Gaia à l'intérieur du mur va l'emmener à découvrir des choses qu'elle n'aurait jamais cru possibles, et nous non plus. L'auteure nous emmène sur un terrain complètement inédit mais très réfléchit. Elle y aborde des sujets graves tels que l'enlèvement d'enfants, l'inceste et la consanguinité. Ce sont des sujets terribles et terriblement bien emmenés dans l'histoire. Mais je n'ai pas envie d'en dire plus pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui voudraient se lancer dans la lecture.

A midi, sous un soleil éclatant, Gaia apportait le troisième bébé de mai à la porte de l'Enclave et, cette fois, elle ne ressentait aucune fierté, l'excitation provoquée par l'accouchement qu'elle venait de pratiquer avait disparu. Seuls l'habitaient l'épuisement et la peur incessante qui la rongeait.

Le seule petit point négatif était peut-être les situations désespérées auxquelles doit faire face Gaia qui réussit toujours à s'en sortir. Des fois c'est un peu tiré par les cheveux mais le reste est tellement génial qu'on a quand même envie d'y croire. On est littéralement pris dans l'histoire et on ne peut que ressentir toute une foule de sentiments pour les divers personnages. De la tendresse, de l'admiration, de l'incompréhension, de la haine, de la rancœur... On passe vraiment par beaucoup de ressentis différents et surtout, on veut comprendre. On veut comprendre ce qui se cache derrière les murs de l'Enclave. On veut comprendre pourquoi les parents de Gaia ont été emprisonnés. On veut être là pour Gaia, la suivre. Et on se sent impuissants de ne pas pouvoir l'aider. C'est un personnage vraiment très attachant, loin des belles héroïnes habituelles puisqu'elle a une cicatrice sur la joue qui la pousse à cacher son visage la plupart du temps. Mais surtout, elle est très humaine et l'auteure nous transmet ses sentiments de façon remarquable. Si bien qu'on ressent souvent la même chose que Gaia au même moment qu'elle!

Gaia avait franchement du mal à y croire. Elle avait vécu si longtemps avec sa laideur, à la cacher derrière un rideau de cheveux dès que c'était possible, qu'elle ne pouvait pas imaginer que quelqu'un la trouve jolie.


En définitive, ce premier tome de Birth Marked a été une très très bonne surprise! J'ai été ravie de découvrir cette saga pleine de suspens et de rebondissements souvent inattendus, de situations qui m'ont prise aux tripes et je n'ai qu'une hâte : me procurer la suite! En effet, le livre se termine sur un suspens quasi-insoutenable mais je n'ai malheureusement pas encore les moyens de m'offrir le tome 2 intitulé Bannie. En attendant, j'espère que je vous aurais donné l'envie de découvrir cette saga qui vaut vraiment le détour.

vendredi 10 janvier 2014

La Reine des Neiges


Sorti le 4 Décembre 2013, j'ai eu la chance de voir au cinéma le dernier né des studios Disney mais je n'ai pas eu le temps de venir vous en parler avant à cause des cours, des vacances, des examens et autres festivités! Cependant, même avec un peu de retard (oh, ça va un mois...), j'avais envie de vous donner mes impressions sur ce film d'animation que j'ai tout simplement adoré.
Mais tout d'abord, de quoi ça parle?

Elsa, Anna, Sven et Kristoff

Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu’optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne, Sven à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine des Neiges qui a plongé le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel…  En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas.

Si, pendant un moment, les films d'animation Pixar m'ont émerveillée, voilà un certain temps que la majorité de leurs réalisations me laissent de marbre. A côté de ça, les studios Disney qui ne faisaient plus grand-chose d'intéressant, depuis grosso modo Frère des Ours, reviennent en force depuis le sublime La Princesse et la Grenouille pour ce qui est du dessin animé traditionnel, et Raiponce pour ce qui est du film d'animation. C'est d'ailleurs les créateurs de ce dernier qui sont également aux commandes de La Reine des Neiges pour notre plus grand plaisir!

La première chose que l'on remarque, c'est la qualité exceptionnelle des graphismes. Je vous le dis tout de suite, je ne l'ai pas vu en 3D alors je ne ferai aucun commentaire là-dessus. Mais si tout était déjà sublime dans Raiponce, là, avec les effets visuels de la neige et les décors somptueux, j'ai été époustouflée par tant de beauté même en simple version numérique. Le film s'ouvre comme un grand classique Disney : en musique. Personnellement, j'ai beaucoup aimé les chansons et je pense qu'elles resteront dans la tête des plus petits comme celles des Disney de notre enfance sont restées dans les nôtres mais NicoChéri n'est pas de mon avis (de ce côté-là, il n'a pas gardé son âme d'enfant!). On découvre alors deux petites princesses : Elsa et Anna. Inséparables, elles adorent jouer ensemble jusqu'à ce qu'un terrible accident provoqué par les pouvoirs d'Anna éloigne les deux fillettes...

Nos inséparables princesses

Si Disney a vu défiler pléthore de princesses, La Reine des Neiges a réussit le pari de non seulement nous en offrir deux d'un coup mais qui, en plus, ne ressemblent à aucune autre. Et c'est vraiment un des points forts du film. Anna est autant enjouée et pétillante que ce qu'Elsa est belle et mystérieuse. Loin des clichés des belles princesses bien élevées, les deux sœurs se complètent. Mais mon coup de cœur va bien évidemment vers Elsa car, pour une fois, Disney nous offre une princesse qui n'est pas gentille, et une reine qui n'est pas méchante. Elsa a un grand pouvoir, elle ne sait pas l'utiliser, elle est perdue et on ressent bien son désarroi tout au long du film. L'autre chose qui caractérise ces deux princesses, c'est que pour une fois, elles n'ont pas besoin d'un homme pour être sauvées...

(Autant d'allure que moi au réveil!)

Alors oui, il y a des hommes dans La Reine des Neiges et notamment Kristoff. Et des histoires d'amour aussi. Mais ce n'est pas le plus important. Non. Le plus important, c'est l'amour entre les deux sœurs. C'est lui qui est mis en avant et qui porte le film du début à la fin et même si je suis fleur bleue, ça fait du bien de temps en temps de voir autre chose et c'est quelque chose que Disney n'avait encore jamais développé auparavant. Et pour en revenir aux hommes et aux autres personnages en général, là encore c'est du tout bon! Je parlais de Kristoff et c'est effectivement un personnage que j'ai beaucoup aimé ainsi que son fidèle compagnon Sven le renne. Mais côté mascotte, mon préféré reste Olaf le bonhomme de neige.Je l'ai adoré et il m'a fait rire du début à la fin! Je crois bien qu'il est devenu ma nouvelle idole...

Nos deux compères qui s'entendent comme larrons en foire!

En conclusion, comme je l'ai dit dès le début, je suis tombée sous le charme de La Reine des Neiges qui est tout bonnement un chef d'oeuvre pour moi. Tout y est savamment dosé et on passe du rire à l'émotion tout au long du film. Bien que maintenant, il soit un peu tard, le dernier né des studios Disney a été un magnifique cadeau de Noël qui a terminé en beauté cette année 2013, en espérant que leurs prochaines productions resteront à la hauteur car maintenant qu'ils ont mit la barre si haute, il va falloir assurer!

mercredi 8 janvier 2014

La nostalgie heureuse - Amélie Nothomb

On commence l'année 2014 avec un livre de la rentrée littéraire 2013 : La nostalgie heureuse d'Amélie Nothomb. Autant vous le dire, je suis une grande admiratrice de cette auteure belge depuis que j'ai découvert Hygiène de l'assassin. J'étais au collège, en 4ème. Depuis, j'ai lu tous ses romans et je n'attends jamais avant de me jeter sur son dernier roman en date. Mais cette fois-ci, je n'ai pas pu me permettre de me faire ce plaisir à cause du nombre d'ouvrages que j'ai du me procurer pour mes études. Mais les parents de NicoChéri m'ont fait le plaisir de me l'offrir à Noël! Double plaisir d'ailleurs car cela faisait plusieurs années que j'étais un peu déçue par les romans de Nothomb et, qu'en plus de cela, je n'ai jamais vraiment aimé ses autobiographiques mais là, j'ai vraiment adoré La nostalgie heureuse que j'ai lu d'une traite dans le train me ramenant vers ma période d'examens...

Dans ce roman, Amélie nous raconte un épisode relativement récent de sa vie : son retour au Japon après seize années loin du pays qui l'a vu grandir. En 2012, une équipe de télévision souhaite tourner un reportage de l'écrivain sur les traces de son enfance et lui propose donc ce voyage durant lequel elle devra retrouver ceux qu'elle a aimé : Nishio-San, sa nounou qu'elle a toujours considéré comme sa seconde mère et dont il était question dans Métaphysique des tubes, et Rinri avec qui elle était fiancée et dont elle parle dans Ni d’Ève ni d'Adam. Mais elle doit également préparer ses retrouvailles avec un pays changé, métamorphosé. Un pays ravagé par le tsunami de 2011. Nous suivons donc Amélie sur les traces de son enfance et nous redécouvrons avec elle les lieux déjà évoqués dans ses précédents romans, et des nouveaux lieux chargés d'histoire comme c'est le cas de Fukushima.

"Plus un chagrin est banal, plus il est sérieux. Tout le monde connait cette expérience cruelle : découvrir que les lieux sacrés de la haute enfance ont été profanés, qu’ils n’ont pas été jugés dignes d’être préservés et que c’est normal, voilà."

J'ai, pour la première fois, vraiment été touchée par l'être humain qu'est Amélie Nothomb. Jusqu'à présent, j'étais surtout fascinée par l'auteure mais elle ne m'avait jamais vraiment touchée dans ses biographies. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi mais j'avais un peu cette sensation qu'elle en faisait toujours trop pour que ça sonne juste et c'est sans doute pour cela que les romans où elle se dévoilait étaient ceux que j'aimais le moins. Mais ici, je l'ai trouvé beaucoup plus humble, beaucoup plus sincère et peut-être beaucoup plus japonaise alors que dans Ni d'Eve ni d'Adam, elle était encore trop belge pour vivre au Japon peut-être... Quoi qu'il en soit, on ressent vraiment l'émotion qu'a ressenti Amélie lors de ses retrouvailles avec Nishio-San, Rinri et le Japon en général dans La nostalgie heureuse et si je devais expliquer pourquoi, je dirais que c'est sans doute parce que pour une fois, elle se dévoile simplement. J'ai trouvé son écriture un peu différente, moins pompeuse. Elle utilise des mots simples par rapport à d'habitude, et c'est aussi peut-être parce que malgré son statut d'écrivain, de retour au Japon elle reste une enfant pour Nishio-San et une ex-petite amie pour Rinri. Elle n'est pas Amélie Nothomb, juste Amélie... D'ailleurs, elle n'hésite pas à remettre en cause son statut d'écrivain à plusieurs reprises. Elle a déjà du mal à comprendre qu'on accepte de faire un reportage sur elle. Quand elle parle un japonais bancal, elle se sent diminuée, elle ne maîtrise pas aussi bien les mots que dans ses romans.

"Elle me parlait comme à une gentille handicapée mentale qui se prenait pour un écrivain célèbre alors qu'elle n'était même pas capable d'articuler une phrase correcte."

En définitive, le tout dernier Amélie Nothomb a vraiment été un ravissement pour moi. Je l'ai adoré du début à la fin et j'ai adoré découvrir cette facette de l'auteure que je ne connaissais pas encore. Elle m'a émue, elle m'a aussi fait rire comme quand elle s'interroge sur les gens qui baptisent leurs enfants selon les prénoms qu'elle donne à ses personnages. Pour les déçus des derniers romans de la belge, je ne saurais que trop vous conseiller de tenter l'expérience surtout si vous avez aimé ses romans autobiographiques.

dimanche 5 janvier 2014

[Projet 52] 52 - En beauté

Projet 52 est un projet photo initié par Donlope et repris cette année par le blog Tout p'tits et graminées!

Non, non, je n'ai pas abandonné le Projet 52 pour la dernière semaine mais j'étais en vacances et je n'ai pas pu me connecter avant! Cela dit, j'ai profité de ces vacances pour prendre des photos de la Corse, l'Île de Beauté, afin de finir cette année 2013 en beauté!

Santa Amanza, plage de l'Île de Beauté en Décembre 2013...
Et pour conclure, un petit message plus personnel pour remercier Véro d'avoir fait vivre ce projet tout au long de l'année, ça a été vraiment une expérience très enrichissante pour moi et j'ai été ravie de te rencontrer lors de l'exposition de Neauphle le Château! Tes photos sont vraiment sublimes et je pense que la réaction des gens en est une belle preuve :) Merci aussi à tous les participants qui m'ont fait rire, qui m'ont émue, qui m'ont fait voyager à travers des clichés toujours plus beaux les uns que les autres.
Merci à tous pour cette année de partage <3
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