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lundi 6 juillet 2015

Un beau jour peut-être - Lauren Graham

C'est enfin les vacances et je devrais en profiter pour écrire mon mémoire... Mais au lieu de cela, j'en profite pour lire. Enfin!!! J'ai l'impression de ne pas avoir terminé un livre depuis une éternité. Et quoi de mieux pour commencer cet été qu'un roman écrit par une actrice que j'adore : Lauren Graham. Pour la petite histoire, il s'agit de la jeune femme qui avait brillamment interprété le rôle de Lorelai Gilmore dans la série Gilmore Girls (ma série préférée entre toutes!) et qui a ensuite endossé celui de Sarah Braverman dans la série Parenthood, que je découvre en ce moment même et que j'aime beaucoup également. Je ne pouvais donc pas passer à côté de ce premier roman, d'autant plus que je savais qu'il y avait une petite part (toute petite) d'autobiographie dans cette histoire.

Lauren Graham, actrice vedette de Gilmore Girls et de Parenthood, signe un roman drôle et touchant, qui relate les déboires d'une jeune actrice venue tenter sa chance à New York.

« On ne naît pas star, on le devient. » C’est ce que s’est dit Franny Banks en débarquant à New York, avec la ferme intention de devenir célèbre. Un projet ambitieux qu’elle s’est accordé trois ans pour réaliser. Hélas, il ne lui reste plus que six mois pour réussir son pari, et sa carrière de comédienne ne décolle pas.
Sa plus grande réussite jusqu’à présent est une publicité vantant les mérites d’une marque de lessive. Dépitée, Franny se goinfre de feuilletés au fromage et se punit en s’infligeant d’interminables séances de jogging. Et voilà qu’un beau jour, la chance lui sourit : elle tient enfin l’occasion de jouer devant des pros. La célébrité, c’est maintenant ou jamais… à condition de ne pas se laisser déstabiliser par James Franklin, l’acteur le plus talentueux de son cours.

En effet, il y a quelques détails de la vie et de la carrière de Lauren qui laissent à penser que Franny, l'héroïne de son roman, est un alter-ego de l'auteure. Ne serait-ce que les détails concernant sa chevelure difficile à dompter ou bien le fait qu'elle a obtenu son premier rôle "important" en 1995, année durant laquelle se déroule Un beau jour peut-être. On fait donc la rencontre de Frances, surnommée Franny en référence à l'héroïne de Salinger, une jeune femme drôle et maladroite qui rêve de devenir actrice. Elle débarque donc à New York et se donne trois ans pour atteindre son objectif. Le début du roman se situe à six mois de la date fatidique alors que Franny n'a obtenu qu'un rôle dans une publicité pour de la lessive et un autre dans un épisode de sitcom. Aussi, elle est dans cette période entre motivation et doutes, entre l'envie de tout donner pour réaliser son rêve et celle de tout abandonner. Franny, c'est donc un peu la Bridget Jones des actrices, et cette impression est renforcée par la présence régulière de pages issues de son agenda, dans lequel elle note ses rendez-vous, ses repas, ses heures de jogging... bref, un vrai journal de bord!

Un vrai boulot, ça devrait me rassurer. Tout le monde rêve d'un salaire régulier et d'un bureau équipé d'un téléphone et d'un fax. D'ici là, j'aurai peut-être même appris à me servir d'un ordinateur. Après le boulot, j'irai boire un verre avec mes gentils collègues qui me parleront de leur gentille famille ou du passionnant projet qu'ils sont en train de peaufiner dans leur garage. Et lorsqu'on se racontera ce qu'on a regardé la veille à la télé, je pourrai leur dire qu'un jour j'avais essayé d'être actrice.

Les deux héroïnes partagent quelques points communs comme leur célibat, la recherche de l'homme de leur vie ou encore le fait qu'elle ne correspondent pas forcément aux critères de minceur à la mode. C'est d'autant plus frappant dans le milieu que fréquente Franny puisqu'elle est constamment entourée d'actrices au corps parfait, ultra-mince et elle tente d'ailleurs pas mal de régime afin de leur ressembler. Mais la comparaison s'arrête ici et la romance ne sera finalement pas l'objet principal du livre de Lauren Graham même si elle y tient une certaine place. J'avoue que tout au long de ma lecture, je n'ai vraiment pas pu m'empêcher de faire l’amalgame entre Franny et Lauren, voire même entre Franny et Lorelai Gilmore. En fait, le roman est parsemé de nombreuses références littéraires et cinématographiques qui n'ont pu que me rappeler le principe même de la série Gilmore Girls et c'est sans doute la raison pour laquelle mon avis n'est peut-être pas le plus objectif. J'aime tellement cette série, j'aime tellement la personnalité de Lauren et les personnages qu'elle interprète que j'ai parfois du mal à faire la différence entre les deux. Et ici, c'est un peu la même chose. 

Je me sens trop conne. Il a raison, c'est sûr. Je n'y croyais même pas, à ce rôle. Je peux quand même pas leur reprocher d'avoir pensé la même chose que moi. C'était grillé d'avance. N'empêche que quelque part, tout au fond de moi, j'y croyais quand même. Ça m'arrangerait pas mal que mon côté winneuse et mon côté loseuse décident enfin de faire la paix, trouvent un terrain d'entente.


Comme je le disais donc, ce livre a été un coup de cœur pour moi pour des raisons qui me sont propres. Mais je ne suis pas sûre que quelqu'un qui n'a jamais vu Gilmore Girls ou qui ne connait rien de Lauren Graham l'apprécierait autant. Cela dit, Un beau jour peut-être reste un roman très agréable à lire, surtout pendant les vacances d'été car il est touchant, drôle et léger. Le seul regret, c'est que la traduction française contient de nombreuses coquilles, ce que je trouve un peu regrettable...
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