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jeudi 14 janvier 2016

Sans Famille - Tome 1 : Mère Barberin, Yann Dégruel d'après Hector Malot

Dans la lignée des Misérables, j'ai découvert cette adaptation en BD de Sans Famille, l'oeuvre bien connue d'Hector Malot qui a notamment été adaptée en anime avec Rémi sans famille. Honnêtement, je me suis lancé dans la lecture de ce tome sans beaucoup de conviction car lorsque je l'ai eu en main, l'objet-livre n'était pas ce à quoi je m'attendais. Cette adaptation est composée de 6 tomes et je pensais donc, logiquement, que ce serait au moins 6 BD assez épaisses avec couverture cartonnée. Un BD classique quoi. Et je me suis retrouvée avec un livret tout fin entre les mains, à peine quelques millimètres et une couverture souple. Pourtant, une fois la lecture commencée, tout mes a priori sur cette adaptation se sont envolés et j'ai été emportée par l'histoire que je connais déjà mais agrémentée de la douceur du coup de crayon de Yann Dégruel...

Rémi vit heureux à la campagne auprès de sa mère et de sa vache Roussette. Sa vie bascule lorsque Barberin, ce père qu'il n'a jamais vu et qui travaille à Paris, revient ruiné chez lui. Rémy apprend alors qu'il est un enfant abandonné. Aussitôt après, Barberin se débarrasse du garçon en le louant à un vieux saltimbanque : le signor Vitalis...

Yann Dégruel a pris le parti de rester fidèle à l'œuvre originale d'Hector Malot puisqu'on retrouve ici les phrases exactes du roman. Le narrateur est donc Rémi et il va nous raconter sa belle et triste histoire, néanmoins teintée de moments de bonheur. Le premier tome de cette série reprend le début alors que Rémi vit heureux auprès de celle qu'il croit encore être sa mère : Barberin. Mais ce bonheur prendra fin peu à peu avec d'abord la vente de la vache Rousette puis avec le retour du père Barberin qui n'était pas au courant que le petit Rémi n'avait pas été envoyé à l'hospice comme cela était prévu. Au moment où il découvre qu'il n'a pas de parents, Rémi doit aussi quitter celle qui l'a chéri et élevé depuis toujours. Le père Barberin vend l'enfant à un vieux monsieur accompagné de trois chiens et d'un singe. Malgré le déchirement dû à la séparation, Rémi va s'apercevoir que son nouveau maître est loin d'être un bourreau, et le volume s'achèvera sur une amitié naissante entre le jeune Rémi et un des trois chiens, Capi - diminutif de Capitano.

Rémi découvre que Barberin n'est pas sa vraie maman...

L'histoire, déjà sublime, est magnifiée par les dessins de Yann Dégruel que je ne connaissais absolument pas mais que je suis ravie d'avoir découvert! Moi qui ne suis pas une grande amatrice de BD Franco-Belge, je peux dire que j'ai vraiment apprécié son style. Sans doute parce qu'à la base, il dessine des livres pour enfants? En tout cas, on retrouve de la douceur dans les traits et dans les couleurs de ses dessins qui retranscrivent du coup vraiment très bien cet entre-deux dans lequel se trouve Rémi tout au long de ce volume. De plus, l'adaptation de Dégruel, si elle est fidèle à l'oeuvre d'Hector Malot - en abrégé -, reste personnelle et ne cherche pas à ressembler à ce qui a déjà été fait avant. On ne retrouve absolument rien dans cette BD qui puisse rappeler un tant soit peu l'anime Rémi sans famille de notre enfance par exemple (et encore moins l'adaptation plus récente dans laquelle Rémi est une fille...).

Vous vous souvenez de ce Rémi?


En résumé, la lecture de ce très mince volume signé Yann Dégruel a été un véritable coup de cœur! J'ai hâte de pouvoir lire la suite et de voir comment cet auteur de talent à mis en image les spectacles donnés par Vitalis et sa troupe mais également les moments plus tragiques de l'histoire... Je pense que les mouchoirs sont à prévoir!

Ce livre a été lu dans le cadre d'un challenge
Le 1er tome d'une série

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