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dimanche 31 janvier 2016

In My Mailbox [16]

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. L'idée est maintenant reprise en France par Lire ou Mourir. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés.

Depuis que j'ai refait surface sur mon blog, je n'avais pas encore publié d'IMM! Mais je rectifie le tir cette semaine avec, tout d'abord, le livre que j'ai reçu lors de la dernière édition de Masse Critique organisée par Babelio : Game of Thrones - Une métaphysique des meurtres, de Marianne Chaillan.


Puis je suis passée à la médiathèque emprunter quelques BD pour la ligne BD de mon challenge Petit Bac 2016!






Petite semaine pour moi donc, mais j'ai décidé d'éviter que ma PAL ne continue de grandir de façon exponentielle tant que je n'aurai pas plus de temps pour lire!

Et vous, y avait quoi dans votre boîte aux lettres?

vendredi 29 janvier 2016

D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pied - Jón Kalman Stefánsson

J'ai reçu ce roman à l'occasion des Matchs de la Rentrée Littéraire organisés par PriceMinister. J'avais choisi de critiquer ce roman pour plusieurs raisons : d'abord je trouvais le titre et la couverture très beaux, puis j'étais curieuse de découvrir la littérature islandaise à laquelle je n'avais jamais été confrontée auparavant. Puis les événements s’enchaînant, le temps me manquant, je me suis retrouvé 2 semaines avant la date fatidique à devoir lire ce livre dans lequel j'ai eu un peu de mal à entrer, je l'avoue. Pourtant, ce sentiment a assez vite disparu pour laisser place à une découverte inattendue, ou plutôt plusieurs : celle de trois générations d'islandais, celle d'un pays qui m'est inconnu, et celle d'une écriture tellement poétique que ç'en est déroutant.  J'ai donc réussi à terminé la lecture de D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds dans le temps imparti et je viens donc partager cela avec vous aujourd'hui.

Ari regarde le diplôme d’honneur décerné à son grand-père, le célèbre capitaine et armateur Oddur, alors que son avion entame sa descente vers l’aéroport de Keflavík. Son père lui a fait parvenir un colis plein de souvenirs qui le poussent à quitter sa maison d'édition danoise pour rentrer en Islande. Mais s’il ne le sait pas encore, c’est vers sa mémoire qu’Ari se dirige, la mémoire de ses grands-parents et de leur vie de pêcheurs du Norðfjörður, de son enfance à Keflavík, dans cette ville «qui n’existe pas», et vers le souvenir de sa mère décédée.

Jón Kalman Stefánsson entremêle trois époques et trois générations qui condensent un siècle d’histoire islandaise. Lorsque Ari atterrit, il foule la terre de ses ancêtres mais aussi de ses propres enfants, une terre que Stefánsson peuple de personnages merveilleux, de figures marquées par le sel marin autant que par la lyre. Ari l’ancien poète bien sûr, mais aussi sa grand-mère Margrét, que certains déclareront démente au moment où d’autres céderont devant ses cheveux dénoués. Et c’est précisément à ce croisement de la folie et de l’érotisme que la plume de Jón Kalman Stefánsson nous saisit, avec simplicité, de toute sa beauté.

Comme je le disais, le début de l'histoire m'a un peu déroutée. Peut-être n'étais-je pas assez familière avec la littérature nordique? Peut-être ai-je eu du mal à me situer dans ce récit qui mêle en fait trois époques et qui passe de l'un à l'autre parfois sans transition? Je ne saurais dire. Mais au bout d'un moment, je suis parvenu à m'habituer à tout cela, à l'écriture à la fois très poétique et très crue de l'auteur, aux discours indirect libre qui joue un rôle important dans ce roman, et même au narrateur, à la fois interne et omniscient (maintenant, je ne pourrai plus dire à mes élèves que les deux sont incompatibles!). Ce narrateur, bien mystérieux, nous raconte l'histoire d'Ari, qu'il connaît mais dont on a du mal à comprendre exactement quels sont leurs réels liens : amicaux? de parentés? Il m'a semblé comprendre qu'ils étaient cousins, mais finalement est-ce bien important? Je ne pense pas, car ce roman n'est pas le roman de son narrateur. C'est le roman d'Ari, le roman du père d'Ari, de son grand-père... Mais au-delà de ça, c'est le roman de la littérature, de la poésie et de l'Islande.

Les poèmes ont sans doute le pouvoir de sauver le monde, mais ceux qui les lisent sont si peu nombreux et leur nombre va diminuant : ils sont une ethnie en voie d'extinction. On devrait d'ailleurs leur accorder le statut d'espèce protégée et il faudrait que l'UNESCO pense à les inscrire au patrimoine de l'humanité.

En effet, en mêlant les vies d'Islandais issus de trois générations différentes, et de leurs proches, c'est l'Histoire de l'Islande qui transparaît dans les lignes de Jón Kalman Stefánsson. On y apprend la vie à Keflavík, lorsque les Américains étaient là, puis quand ils sont partis. On y apprend la survie dans des conditions climatiques extrêmes. On y apprend aussi comment les islandais ne peuvent plus pêcher leurs propres poissons. Mais on y apprend aussi des choses plus intimes, plus humaines... le temps qui passe, la vieillesse, la séparation, l'amour, la haine, la mémoire, la littérature et la poésie. On y découvre la vie dans ce qu'elle a de plus beau, et ce qu'elle a de plus douloureux. Tous ces contrastes se retrouvent sous la plume de l'auteur qui, comme je le disais, passe d'une poésie magnifique à une trivialité presque grossière. Il est difficile de décrire ce livre, très beau mais assez étrange de par sa forme et son contenu...

Peu importe le nombre de langues que nous apprenons, la discorde, les préjugés et les malentendus semblent ancrés au cœur du langage lui-même, tapis comme autant de mauvaises herbes au creux des mots ; sans doute n'allons-nous vraiment vers l'autre que par la musique. C'est là que demeurent nos rêves, notre désir d'une vie meilleure, d'un monde plus beau, le rêve de pouvoir nous arracher à nos défauts, notre jalousie, notre instabilité et notre vanité.


D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds manque de peu la mention "coup de cœur" à cause notamment du temps qu'il m'a fallut pour entrer dans l'histoire, et de quelques longueurs par-ci par-là. Néanmoins, c'est une très belle découverte que j'ai faite avec cet auteur qu'est Jón Kalman Stefánsson, et je suis curieuse de lire d'autres œuvres, si ce n'est de lui du moins islandaises, car c'est un pays qui m'intrigue énormément!

Ce livre a été lu dans le cadre de deux challenges

2016 Reading Challenge 
Un livre d'un auteur nordique

Challenge Petit Bac 2016
Ligne 1 : Animal

mardi 26 janvier 2016

[#leFilmDeLaSemaine] 4 - Kingsman : Services secrets


C'est parti pour le quatrième film de mon challenge cinéma : Kingsman : Services secrets. Quand ce film est sorti au cinéma, il y a quasiment un an, il ne me tentait absolument pas. Malgré la présence de Colin Firth, un acteur que j'aime énormément, l'affiche ne m'inspirait pas outre mesure, et je ne suis pas très friande des films d'espionnage. Pourtant, plus je lisais des critiques de ce film, plus j'étais curieuse car je n'en ai vu que très peu de négative... Aussi, je me suis enfin décidé à passer au-dessus de mes a priori et de me lancer dans le visionnage de ce film! Et au bout de 2h30, la seule vraie question que je me suis posée était "Mais pourquoi j'ai attendu aussi longtemps?!!".


KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costumes trois pièces, est à la recherche de sang neuf. Pour recruter leur nouvel agent secret, elle doit faire subir un entrainement de haut vol à de jeunes privilégiés aspirant au job rêvé. L’un d’eux semble être le candidat « imparfaitement idéal » : un jeune homme impertinent de la banlieue londonienne nommé Eggsy. Ces super-espions parviendront-ils à contrer la terrible menace que fait peser sur le monde l’esprit torturé du criminel Richmond Valentine, génie de la technologie?

Vu le synopsis, l'affiche du film et le fait qu'il s'agisse d'un film britannique, on peut largement s'attendre à un film d'espionnage dans les règles de l'art. D'autant plus que le rôle endossé par Colin Firth est quelque peu le stéréotype de l'aristocrate anglais, au moins au début. Très vite, le film prend une tournure complètement inattendue, originale et allant même jusqu'au WTF total! Quand on sait que le réalisateur n'est autre que celui à qui l'on doit déjà Kick-Ass et Stardust, le mystère de l'étoile, on comprend immédiatement que Kingsman : Services secrets ne pouvait pas se contenter d'être seulement un film d'espionnage. On se retrouve donc avec un espion so british mais aussi so badass, qui entraîne un jeune  pas délinquant mais presque à se battre à coup de parapluie pour venir à bout du grand méchant Samuel L. Jackson version Wesh ma gueule qui zozotte. Un savant mélange qui ne peut que se terminer en grand feu d'artifice! Littéralement.


Kingsman : Service secrets est donc l'occasion pour Colin Firth de prouver une fois de plus qu'il peut tout jouer sans perdre une once de crédibilité, tout autant que Samuel L. Jackson et Mark Strong. C'est l'occasion de voir apparaître Mark Hamill à l'écran pendant quelques scènes mais aussi mais aussi d'avoir la fierté de voir une actrice française dans le rôle de la méchante badass et de découvrir ce tout jeune acteur qu'est Taron Egerton, déjà prévu au casting de Kingsman 2! Spécialisé dans les scènes de combat, il permet à Vaughn de nous servir des bastons chorégraphiées à un rythme de fou, frôlant l'épilepsie, et complètement jouissive. Tout cela est accompagné d'une bande-son impeccable signée Henry Jackman (à qui l'on doit celle de Kick-Ass mais aussi celles des Nouveaux Héros, ou encore des Mondes de Ralph), qui colle parfaitement à l'action omniprésente pendant presque toute la durée du film.




En somme, Kingsman : Services secrets a été un coup de cœur! Je n'ai absolument pas vu passer les 2h30 du film et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde! Le casting est vraiment parfait, les scènes sont spectaculaires et l'humour anglais est toujours aussi désopilant. Si vous n'avez pas encore vu ce petit chef-d'œuvre de l'espionnage britannique, un seul conseil : jetez-vous dessus!

lundi 25 janvier 2016

C'est Lundi, que lisez-vous? [35]

Rendez vous initié par Mallou et repris par Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

La semaine dernière j'ai lu
 

En ce moment, je lis

Ensuite je lirai



Bonjour les lapinous!

Tout d'abord, vous remarquerez peut-être que j'ai changé mon image pour ce RDV car je trouvais que la demoiselle sur la précédente avait l'air triste. La nouvelle représente peut-être mieux la magie qui m'entoure quand je me plonge dans le monde merveilleux d'un nouveau livre!
Côté lecture, cette semaine j'ai fini deux livres que j'avais reçu par Babelio et PriceMinister pour Masse critique et le Match de la rentrée littéraire! Maintenant, fini de rigoler, je repars dans les lectures pour mes recherches... avec une certaine hâte :)


Je vous souhaite à tous et à toutes une magnifique semaine de lecture!

samedi 23 janvier 2016

[Tag] Liebster Award


Hello les Lapinous!

Un article un peu particulier aujourd'hui puisque j'ai été tagguée par mon alter-ego panda masculin, j'ai nommé PotitPanda (voir ses réponses)! Il me semble que j'avais répondu à ce genre de questionnaire sur un de mes anciens blogs, a long long time ago... Mais alors, comment ça marche?

  1. Ecrire 11 choses sur soi.
  2. Répondre aux 11 questions de la personne qui t’a nominée.
  3. Nommer à ton tour 11 nouveaux blogs et leur poser 11 questions.
  4. Mettre des liens vers leur blog, les informer de leur nomination.
  5. Informer la personne qui t’a nominée que la tâche est accomplie
  • 11 choses sur moi :
  1. J'ai repris tardivement mes études afin de réaliser mon rêve.
  2. Malgré cela, je travaille comme une lycéenne : je fais tout à la dernière minute!
  3. Je suis aussi auto-entrepreneuse de cours à domicile et j'adore mes élèves.
  4. Et je suis bénévole à la bibliothèque de ma commune.
  5. Je suis une grande enfant qui ne veut pas grandir.
  6. J'adore les animaux, j'ai 2 chats, 1 lapin et 1 aquarium d'eau de mer (qui est plutôt au Chéri).
  7. Si je pouvais, j'adopterais un panda et un koala
  8. Je suis émétophobe, j'ai une phobie horrible du... vomi!
  9. Je suis marraine depuis l'âge de 11 ans et ma filleule est toute ma vie <3
  10. J'aimerais pouvoir me dédoubler pour vivre dans plein d'endroits différents.
  11. Je suis fan d'Indochine.
  1. Un livre que vous aimeriez me faire découvrir par dessus tout ? (Rappel : je suis un homme!) Difficile de n'en choisir qu'un... Mais je dirais La Nuit des temps de Barjavel car c'est mon livre préféré par-dessus tout!
  2. Café ? Chocolat chaud ? Sucreries ? Les trois! Ça dépend juste à quel moment de la journée.
  3. Un livre / une musique ??? Quelle musique pourriez vous associer à quel livre. J'associe toujours la chanson Salomé d'Indochine avec la tragédie éponyme d'Oscar Wilde, et A rebours de Huysmans avec Les aubes sont mortes - toujours Indochine.
  4. Lecteur du soir ou du matin ? Les deux : matin dans les transports, soir dans mon lit.
  5. D'autres passions a part la lecture ? Cinéma, jeux vidéo, culture japonaise, animaux...
  6. Votre plus mauvais souvenir livresque ? Boulevard des Pyrénées, de Gilles Laporte.
  7. Votre plus belle destination de vacances ? La Corse pour les paysages, la Belgique pour les moments passés là-bas!
  8. Nombre de livres dans votre bibliothèque ? On compte les mangas ou pas? Non sérieusement, je sais pas, j'ai trois bibliothèques qui débordent mais j'ai pas fait de recensement...
  9. Votre musique du moment ? L'album Black City Parade d'Indochine et celui éponyme de Cats on Trees.
  10. Une idée resto où vous vous sentez bien quelle que soit votre ville ? C'est pas vraiment un resto mais je me sens vraiment bien au Teavora à Marseille!
  11. Une citation qui vous parle particulièrement avec son auteur ? "Life is a tale / Told by an idiot, / Full of sound and fury, / Signifying nothing." William Shakespeare.
  • Mes 11 questions :

  1. Quelle est la première phrase du livre que vous êtes en train de lire?
  2. Le site sur lequel vous passez le plus de temps?
  3. Le prochain film que je devrais absolument regarder?
  4. Le prénom le plus original que porte une de vos connaissances?
  5. L'auteur dont vous avez lu le plus de livres?
  6. Printemps, été, automne ou hiver?
  7. Où me conseillerez-vous de partir en week-end?
  8. Le livre que je devrais absolument mettre dans ma valise?
  9. Panda ou panda roux?
  10. Qu'allez-vous faire après avoir répondu à ces questions?
  11. Pour finir, la dernière phrase du dernier livre que vous avez lu?
  • Les 11 nominés sont :
J'avoue, j'ai hésité à "nominer" des personnes mais je l'ai quand même fait afin de ne pas briser la chaîne mais aussi parce que c'est l'occasion pour moi de mettre des liens vers les blogs que je visite souvent! Personne n'est obligé de participer mais si jamais vous le faites, n'hésitez pas à me prévenir :)

mercredi 20 janvier 2016

[#leFilmDeLaSemaine] 3 - Chappie


Après un film d'horreur et un film romantique, on change complètement de registre avec un film de science-fiction pour cette troisième participation au challenge #leFilmDeLaSemaine! Ça faisait un moment que le Chéri voulait voir ce film, et on s'est enfin décidé même si j'avoue qu'il ne me tentait pas plus que ça. Je crois qu'en fait, j'avais surtout un problème avec l'affiche car en cherchant de quoi illustrer cet article, j'ai vu celles d'autres pays que je trouve beaucoup plus représentative de l'ambiance de Chappie. A côté de ça, le casting m'enthousiasmait quand même car j'adore Hugh Jackman et j'étais curieuse de découvrir Dev Patel dans autre chose que Slumdog Millionnaire! Finalement, j'ai quand même bien fait de ne plus repousser l'échéance car j'ai vraiment passé un bon moment en compagnie de ce robot, sorte de version nouveau millénaire de Johnny 5 pour ceux qui se souviennent!


Dans un futur proche, la population, opprimée par une police entièrement robotisée, commence à se rebeller. Chappie, l’un de ces droïdes policiers, est kidnappé. Reprogrammé, il devient le premier robot capable de penser et ressentir par lui-même. Mais des forces puissantes, destructrices, considèrent Chappie comme un danger pour l’humanité et l’ordre établi. Elles vont tout faire pour maintenir le statu quo et s’assurer qu’il soit le premier, et le dernier, de son espèce.
En vérité, Chappie n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais car après un début assez banal, qui évoque effectivement un monde où la Police est maintenant composée de robots, la suite des événements prend une tournure assez imprévue. Deon, le créateur bien geek et introverti de ces machines et qui rêve de les voir prendre réellement vie, parvient à son but et se retrouve kidnappé par des bandits qui veulent utiliser sa création pour commettre quelques larcins. Chappie prend donc vie, tel un nouveau-né au milieu de ces personnages qui sont aux antipodes : d'un côté son créateur hyper-intelligent et honnête, et de l'autre les gens pour qui il va agir, look punk et intelligence disons relative. Il va alors devoir se forger lui-même un caractère basé sur une promesse faite à son créateur tout en ne voulant pas décevoir celle qu'il considère maintenant comme sa maman : Yo-Landi. Cette dernière est un personnage haut en couleur (j'ai tellement kiffé son look, et surtout ses débardeurs!), surprenante et attachante qui verra en Chappie l'enfant qu'elle n'a pas. Cependant, qu'il s'agisse des scientifiques ou des bandits, Chappie va très vite se rendre compte qu'il n'est qu'un objet leur permettant d'atteindre leur but car c'est là le propre de l'humain : partagé entre honnêteté et trahison, entre sentiments et nécessité, entre promesse et devoirs...


Chappie s'avère être un robot attachant, drôle et bad-ass qui m'a fait tantôt rire, tantôt... je n'irai pas jusqu'à dire pleurer mais disons attendrie. J'ai vraiment aimé le fait que les personnages ne sont ni vraiment bons, ni vraiment mauvais. Ils tentent surtout de survivre dans cette nouvelle jungle urbaine dirigée par la violence. Ils font tous des erreurs qu'ils regrettent plus ou moins et on comprend alors que Chappie soit perdu et ne comprenne pas où se situe cette limite floue entre le bien et le mal. Nous sommes donc loin d'être dans un film manichéen puisque même notre héros, que j'ai qualifié d'honnête, ne l'est pas tout à fait. Finalement, le seul personnage disons principal vraiment mauvais, c'est peut-être celui incarné par Hugh Jackman qu'on retrouve avec plaisir dans un rôle de méchant. Bon, je ne suis pas une grande admiratrice de la coupe mulet mais ça va avec le reste du film qui joue quand même pas mal sur le kitsch. On se rappelle par exemple le super pull dauphin de Ninja et son look pour le moins décalé, ou encore les flingues roses fluo de Yo-Landi! Pour finir, un petit mot sur la BO du film composé par le grand Hans Zimmer qu'on ne présente plus, mais qui nous permet de découvrir le groupe Die Antwoord dont font en réalité partie Yo-Landi et Ninja (qui ont gardé leurs vrais "noms" dans le film) : chansons aussi décalées que leurs interprètes mais qui collent parfaitement à l'ambiance du film.


Chappie aurait réellement pu être un coup de cœur car j'ai vraiment adoré ce film. Mais il rate la mention de peu car, je l'avoue, je n'ai pas vraiment aimé la façon dont se termine le film. Cependant, ça reste vraiment un film à voir car non seulement on passe un bon moment devant, partagé entre plein d'émotions différentes, mais en plus il pose de vraies questions sur l'intelligence artificielle et son devenir.


Film vu dans le cadre du challenge
(vu le 15/01/2016)

mardi 19 janvier 2016

Pauline à Paris - Benoit Vidal

Tout d'abord, je tiens à remercier Babelio pour sa dernière opération Masse Critique ainsi que les Editions FLBLB sans qui je n'aurais jamais découvert ce livre, Pauline à Paris, car à mille lieues de mes habitudes de lecture! C'est une des raisons pour lesquelles j'ai cliqué sur ce livre mais aussi parce que le résumé évoquait un lien avec Les Misérables qui, comme vous l'aurez remarqué, est une oeuvre sur laquelle je travaille beaucoup en ce moment... Je ne me suis pas plus renseignée que cela au sujet de Pauline à Paris et je pensais, en toute logique, recevoir une BD puisque c'était le thème de l'opération en cours. J'ai donc été surprise de recevoir un roman-photo. Mais attention, je n'ai pas été surprise dans le sens de déçue mais plutôt étonnée. Je vous avoue que le roman-photo est un genre que je ne connais absolument pas. Je me souviens seulement qu'il y avait ce genre de choses dans les magazines que lisait ma grand-mère fut un temps - et encore je crois qu'elle les zappait... Autrement dit, la surprise était totale pour moi, qu'allais-je découvrir en tournant les pages de cet "olni"? [Objet Littéraire Non Identifié]

Depuis des dizaines d’an­nées, José­phine, grand-mère cente­naire de l’au­teur, raconte la vie de son amie Pauline, digne d’un roman de Victor Hugo. L’hé­roïne, petite bonne dans le Paris 1900, fricote avec un beau mous­ta­chu qui dispa­raît après l’avoir mise enceinte. Contrainte d’aban­don­ner sa fillette, elle rencontre un homme de trente ans son aîné, qui se laisse atten­drir par son histoire et qui l’aide à récu­pé­rer l’en­fant…

Enre­gis­trant sa grand-mère, notant les varia­tions entre les diffé­rentes versions, l’au­teur mène l’enquête pour combler les trous dans l’his­toire et établir la véra­cité des faits. Faisant le choix du roman-photo, il nous ouvre son album de famille et, par une icono­gra­phie tirée de la presse et la pein­ture de l’époque, fait ressur­gir un monde disparu : Pauline racon­tée par José­phine, c’est en fili­grane l’his­toire de France de la fin du 19e au milieu du 20e siècle.

La première constatation est rassurante : s'il s'agit bien d'un roman-photo, il ne ressemble pas à ceux des magazines de ma mamie (un peu comme ça)! En réalité, l'auteur partage avec nous plusieurs choses. Il y a en majorité des photos de sa grand-mère, Joséphine, en train de raconter l'histoire de Pauline. Il y a aussi des photos personnelles de lui, de son enfance, de ses enfants... Bref, un bel album de famille qui lui permet de s'immiscer dans cette histoire de famille et de montrer à quel point Pauline, sans l'avoir connu, a eu de l'importance pour lui et l'a fasciné à travers cette grand-mère centenaire. Enfin, le livre regorge de documents historiques, photos, gravures, publicités, cartes postales... qui ancrent bien le récit dans son époque, c'est-à-dire la fin du XIXe siècle, et le tout début du XXe. Déjà, graphiquement parlant, me voilà ravie! Mais alors qu'en est-il de l'histoire en elle-même? Pauline est-elle vraiment digne d'un roman de Victor Hugo?

(Cliquez sur les images pour les agrandir)

L'histoire commence assez simplement en vérité. Nous "écoutons" Joséphine nous parler de cette Pauline et de son destin étroitement lié à celui de Fantine. Elle tombe enceinte mais le père s'en va, la laissant seule pour élever le bébé. Elle l'envoie donc, cette petite Cosette/Yvette, dans une famille de fermier étrangement similaire au Thénardier, puis un Jean Valjean/Maximilien vient à son secours. Sauf qu'il arrive à réunir la mère et la fille et que cette petite Yvette n'aime pas autant sa maman que Cosette avait pu aimer Fantine. Bref, jusque-là, c'était plaisant mais je me suis dit que si tout le bouquin était comme ça, ce serait peut-être lassant... Mais, bonne nouvelle! Ce n'est pas le cas. Benoit Vidal, très intrigué par l'histoire de Pauline et d'Yvette, s'est aperçu que certains éléments de l'histoire de sa grand-mère changeaient et a décidé de mener l'enquête. Il s'interroge donc sur plusieurs choses : pourquoi ces éléments changent? Cela signifie-t-il que l'histoire est inventée de toutes pièces par Joséphine? Comment fonctionne la mémoire? Et enfin, à qui s'adresser pour avoir plus de renseignements sur Pauline? Toutes ces questions vont le mener, non pas à retracer la vie exacte de Pauline, mais plutôt à mieux comprendre sa grand-mère, et lui-même par la même occasion.




Pour conclure, Pauline à Paris a vraiment été une très belle surprise car non seulement on y découvre que le Paris décrit par Victor Hugo est plus que vrai, qu'il a existé des Fantine et des Cosette, et même des Jean Valjean, mais on y découvre aussi Joséphine, une grand-mère drôle et attachante qui, malheureusement, nous a quitté en Août 2015, à l'âge de 106 ans... c'est-à-dire tout juste un mois après la parution de ce roman-photo dont, même si le titre ne porte pas son nom, elle est indéniablement la grande héroïne.

Ce livre a été lu dans le cadre de deux challenges

2016 Reading Challenge 
Un livre illustré

Challenge Petit Bac 2016
Ligne BD : Lieu

Top Ten Tuesday [20] - Les 10 romans à lire avant de mourir

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani, puis sur celui de Froggy!

Cette semaine, les 10 romans à lire avant de mourir!

  
1 - Le Seigneur des Anneaux
J. R. R. Tolkien
Parce qu'il faut du temps libre pour s'attaquer à un tel pavé, je me réserve cette lecture pour des jours à venir plus calme. Mais une chose est sûre, je lirai cette oeuvre tôt ou tard!

2 - Notre-Dame de Paris
Victor Hugo
Après Les Misérables, c'est la prochaine grande oeuvre de Victor Hugo à laquelle j'aimerais m'attaquer!

3 - La Divine Comédie
Dante
Niveau références culturelles, je pense que j'aurais beaucoup à gagner à lire ce livre dont beaucoup se sont inspiré et s'inspirent encore dans tous les domaines.

4 - Suite Française
Irène Némirovsky
J'ai vu le film lors de sa sortie au cinéma et depuis, j'ai très envie de lire le roman dont il est issue sans en trouver le temps...

5 - Mrs Dalloway
Virginia Woolf
Voilà un roman dont j'ai entendu parlé toute ma vie et sur lequel je n'ai jamais eu le temps de m'attarder. Pourtant il me tente énormément...

6 - Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
Harper Lee
Exactement la même chose que pour le roman précédent...

7 - Le Parfum
Patrick Süskind
Là aussi, je suis curieuse. Je n'ai d'ailleurs pas regardé le film qui ne me semblait pas être une bonne adaptation (mais mon avis n'est fondé sur rien).

8 - Des Souris et des Hommes
John Steinbeck
Pour le coup, faut vraiment que je me décide! J'ai l'impression d'être la seule à ne jamais avoir ouvert ce roman...

9 - Voyage au bout de la nuit
Céline
C'est quand même la honte pour une étudiante de Lettres Modernes de ne pas avoir lui l'oeuvre de Céline...

10 - Anna Karénine
Tolstoï
Je ne suis pas très connaisseuse en matière de littérature russe et je pense que ce roman de Tolstoï pourrait constituer un bon début!


Pour ce Top Ten Tuesday, je suis partie du principe que je ne devais y mettre que des livres vraiment importants. Pas que des classiques mais presque en somme. Car les lectures plus "légères", je les fais en général et autrement, je ne les considère pas comme indispensable. Ma liste peut donc paraître un brin littéraire mais c'est voulu. J'ai aussi évité de mettre les livres que je compte lire avant de mourir mais qui font partie de mon corpus de mémoire car, à priori, ils seront lus d'ici quelques mois et que je vise plus loin :)

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