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Final Fantasy Type-0

mardi 23 février 2016

NOOB 1 - Tu veux entrer dans ma guilde?

Vous ne le savez peut-être pas mais à une époque, j'ai passé pas mal d'heures sur le célèbre MMORPG (meuporg inside!) World of Warcraft. A cette même époque, j'ai découvert la websérie NOOB. Créée par Olydri Studio, dirigée par Fabien Fournier et interprétée par une bande de potes, elle retrace l'évolution de la guilde éponyme qui tente désespérément d'atteindre le niveau 100, ce qui n'est pas évident avec un assassin misogyne, une invocatrice cupide et un prêtre qui soigne les ennemis. Le pauvre Arthéon, guerrier déchu de son niveau 100 après avoir acheté des crédits pirates à Ash le farmer chinois et maître de la guilde Noob, tente tant bien que mal de gérer ce petit monde turbulent dans l'espoir de retrouver un jour son statut perdu.

Horizon 1-1 est un jeu vidéo en ligne à la mode. Chaque jour, des millions de joueurs arpentent le monde virtuel d'Olydri, et vivent des aventures épiques sans bouger de leur fauteuil.
Parmi eux, Arthéon le guerrier tente désespérément de mener ses compagnons jusqu'au très convoité niveau cent. Une tâche bien difficile lorsqu'on doit gérer la désastreuse guilde Noob, composée par Gaea l'invocatrice, manipulatrice et vénale, Omega Zell l'assassin, macho et égocentrique, sans oublier le pire de tous, Sparadrap, le prêtre naïf et simplet.

Cet univers a eu tellement de succès que Fabien Fournier a décliné son projet en roman, en BD, et même en film grâce à une opération de crowdfunding qui leur a permis de récolter plus de 680 000€ - et ainsi de faire une trilogie - là où ils espéraient à peine atteindre les 35 000€. Cela est évidemment dû au succès de la série mais aussi à l'enthousiasme, à la simplicité, à la gentillesse et à la disponibilité de ses créateurs et acteurs que j'ai eu la chance de rencontrer plusieurs fois et qui ont toujours été adorables, n'ont jamais refusé une photo, un autographe et bien sûr d'échanger quelques mots avec moi. Aussi, je vous le dis, je ne suis pas du tout objective en ce qui concerne NOOB et tout ce qui s'y rapporte mais je trouve que ce qu'ils font mérite à être connu!


Pour en revenir à la BD à proprement parlé, et plus particulièrement ce tome 1, il ne s'agit pas du tout d'une retranscription de la websérie en BD mais plutôt de petites histoires très courtes, une 1 ou 2 pages, qui évoquent des petites anecdotes qui feront rire et sourire ceux qui ont déjà joué à un MMORPG. Cela peut paraître surprenant, voire superflu, mais grâce à l'univers imaginé par Fabien Fournier et au coup de crayon de Philippe Cardona sublimé par la colorisation de sa moitié, Florence Torta, le petit monde d'Horizon 1.1 passe avec succès le passage à la BD. On retrouve avec plaisir tous les défauts qui nous font adorer les membres de la guilde Noob à travers de petites histoires pleines de clins d’œil à l'univers geek, nous permettant de découvrir ou de redécouvrir le monde du MMORPG grâce aux explications d'Arthéon qui peuvent éclairer même les plus Kévin d'entre nous (ou presque).

Tome 1 : dédicacé par Ash le farmer chinois et Omega Zell (mon préféré ♥)


En conclusion, la BD de NOOB est une très bonne surprise car le passage de la websérie au format BD n'est pas toujours évident. L'avantage ici, c'est que Fabien Fournier ne s'est pas contenté de reprendre la trame de son histoire principale. Au contraire, la BD est l'occasion de découvrir, à travers de petits gags toujours très drôles, d'autres facettes des personnages vraiment très bien retranscrits par l'univers graphique qui est celui de Cardona et de Torta. Mais je ne saurais que trop vous conseiller de regarder la série quand même :)

Ce livre a été lu dans le cadre de deux challenges

2016 Reading Challenge 
Un livre dédicacé

Challenge Petit Bac 2016
Ligne BD : Ponctuation

lundi 22 février 2016

C'est Lundi, que lisez-vous? [39]

Rendez vous initié par Mallou et repris par Galleane.

Coucou les Loulous!

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?


La Semaine dernière, j'ai lu...
  


Encore une semaine où mes lectures scolaires sont restées en stand-by. J'ai eu si peu de temps libre que je n'ai pu m'attarder que sur des ouvrages à bulles : Bande dessinée, roman graphique et manga! Mais, pour ma défense, le volume 4 des Misérables est lu dans le cadre de mon mémoire (oui, oui!).

En ce moment, je lis...


J'ai décidé, finalement, de ne pas commencer tout de suite la lecture du deuxième tome des Misérables (roman) et de lire quelque chose de plus "léger". C'est donc au tour d'Arsène Lupin d'être passé au peigne fin pour mes recherches!

Et j'écoute...

Encore et toujours... Plus de 50h d'écoute et peu de temps, je pense que ce n'est pas prêt de finir :(

Ensuite je lirai...

Et après, il faudra bien s'y mettre! J'ai envie de lire la suite mais je sais qu'une fois lancée, ça va me prendre énormément de temps et que je devrai mettre tout le reste de côté...


Et vous, quels livres avez-vous découverts ?

vendredi 19 février 2016

[#leFilmDeLaSemaine] 8 - Deadpool


Première sortie cinéma de l'année, il était temps! Cette semaine, je vous parle donc d'un film d'actualité : Deadpool, un super-héros signé Marvel. Mais un super-héros pas comme les autres, voire même aux antipodes de ce qu'on attend d'un héros. Grossier, pervers, avec un sens de l'humour souvent situé au-dessous de la ceinture et des méthodes pour le moins contestables, Deadpool n'a pas pour vocation de sauver le monde et ne voit donc aucun intérêt à rejoindre les X-Men. Ses super pouvoirs? Il ne les a pas demandé. Son costume? Il n'y cache pas son identité et ne le porte pas pour faire classe (quoi que...) mais pour cacher ce qu'il y a en-dessous.


Deadpool, est l'anti-héros le plus atypique de l'univers Marvel. A l'origine, il s'appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d'un humour noir survolté, Deadpool va traquer l'homme qui a bien failli anéantir sa vie.

Je vous avoue qu'avant ce film, je ne connaissais Deadpool que de nom, je n'ai jamais rien vu/lu à son sujet et je ne me rappelle même pas de ses apparitions dans d'autres Marvel... Pourtant, quand j'ai appris la sortie du film, et en croisant les affiches dans la rue, j'étais curieuse de le découvrir. Il faut dire que j'ai du mal avec les super-héros trop gentils. J'aime qu'il y ait une part d'ombre en eux. Ce n'est pas pour rien qu'Iron Man est mon préféré (rappelons-nous qu'à l'origine, c'est un égoïste plutôt misanthrope qui vendait des armes et qu'il n'a créé l'armure que pour sauver sa propre peau). Mais là n'est pas la question. Revenons-en à Deadpool, ou Wade Wilson, qui est loin d'être gentil puisque toute sa quête tourne autour d'une vengeance personnelle pour laquelle il ne se préoccupe pas vraiment des dommages collatéraux. Autrement dit, un vrai connard. Mais qu'on aime bien parce qu'on sait qu'il a des raisons d'être ainsi, et parce qu'il est cool.


Ce que j'ai aussi apprécié dans ce personnage, c'est son ambivalence. Ce n'est pas un personnage méchant, loin de là, mais il veut se venger de ce qu'on lui a fait et reprendre ce qu'on lui a voler - c'est-à-dire lui-même! Il y a une vraie différence dans son comportement lorsqu'il porte son costume et lorsqu'il est normal et cela montre bien à quel point il a du mal à assumer ce qu'il est devenu. Enfiler son costume, c'est un peu sortir de lui-même, cacher au monde son visage et pouvoir - quelques instants - redevenir celui qu'il était auprès de celle qu'il aime, avant qu'une terrible nouvelle vienne chambouler sa vie et ses projets.

Concernant le film en lui-même, j'ai trouvé les acteurs très convaincants. Ryan Reynolds campe vraiment un Deadpool parfait : odieux et attachant à souhait. Le grand méchant, joué par l'amant de Daenerys dans GoT avant qu'ils ne changent l'acteur, est convaincant avec son nom de liquide vaisselle, et mention spéciale au chauffeur de taxi que j'ai adoré! Tout ce petit monde évolue dans un film qui ne laisse pas une seconde de répit, tout s'enchaîne très vite sur une musique qui colle bien à l'ambiance déjantée de ce blockbuster. Le seul bémol, c'est que justement ça va très vite et que le film s'avère, finalement, un peu court.


J'en suis consciente, Deadpool n'est pas un film qui fera l'unanimité car beaucoup n'apprécieront sans doute pas cet humour mal placé. Pour ma part, je trouve que cela fait partie intégrante du personnage qui est plus attachant qu'on pourrait le penser au premier abord. Et étant donné la situation, cela rend le film plus léger, hilarant, et avec des clins d'oeil, des références et des caméos qui ne pourront que vous faire sourire si vous connaissez un peu l'univers de Marvel. Le film est un concentré de tout ce qui fait le succès de la licence Marvel mais exagéré jusqu'à l'absurde... et on en redemande!


Film vu dans le cadre du challenge
(vu le 18/02/2016)

jeudi 18 février 2016

Quand vous pensiez que j'étais mort [Mon quotidien dans le coma] - Matthieu Blanchin

Encore une BD - ou plutôt un roman graphique - de lue, et encore une fois, je ne sais pas réellement où me positionner vis-à-vis de ma lecture. Matthieu Blanchin nous raconte un moment difficile de sa vie - lorsqu'il est tombé dans le coma en 2002 - et les répercussions que cela a eu sur sa vie depuis. Je pense que vu le titre, et surtout le sous-titre, je ne m'attendais pas vraiment à ce qui se trouve effectivement dans ce roman graphique. Je ne sais pas pourquoi mais je n'avais pas envisagé que l'histoire se déroulerait finalement plus après cet événement que lors de la période de coma elle-même. Du coup, j'ai été un peu déstabilisée et peut-être aussi un peu déçue aussi par ce récit dans lequel j'ai eu du mal à entrer...

Chers tous,

Je ne sais pas si j'aurai la force de terminer cette lettre, que je tente d'envoyer en pensée, car l'usage de mon corps m'est le plus souvent interdit. Mes seuls souvenirs à peu près stables sont ces terribles maux de tête qui m'ont assailli il y a - comment le savoir - des mois, des années ? Depuis, des voyages terrifiants alternent avec des instants sublimes où j'ai la sensation de ne faire qu'un avec l'univers...
Parfois, je vous vois vous approcher tout près de moi pour me parler, mais vous ne m'entendez pas. À l'aide ! Sauvez-moi d'ici !

Matthieu

Malgré la critique qui va suivre, je tiens déjà à préciser que je trouve le parcours de Matthieu Blanchin très courageux et vraiment fascinant. Malgré tout, j'ai un peu peiné à comprendre réellement tout ça. Une part de cette incompréhension, je n'en doute pas, vient sans doute du fait que lorsqu'on a vécu cela il est difficile de le décrire  - souvent les mots sont de piètres traducteurs, voire réducteurs, de la pensée - et que lorsqu'on ne l'a pas vécu, on ne peut pas comprendre réellement ceux qui nous le racontent. Matthieu Blanchin a compris que les mots seuls ne suffiraient pas, par chance il est aussi dessinateur de BD. Du coup, on a aussi des images qui, superposées aux mots, parviennent à nous rendre un peu plus intelligible ce récit. Mais ma nature, et surtout ma culture, assez peu habituées à la BD, ont eu du mal à apprécier pleinement le côté graphique qui, pourtant, est parfaitement adapté au partage de toutes les sensations perçues par l'auteur lors de cette expérience hors du commun.


Ensuite, un autre point assez négatif à mes yeux, c'est que j'ai trouvé l'écriture un peu pompeuse... Peut-être trop narratif avec utilisation de temps et de mots plus appropriés au roman. Alors oui, je sais que c'est un roman graphique, mais concrètement j'imagine mal quelqu'un dire naturellement à son médecin une phrase telle que "Les voix s'éloignent, me laissant à la fois en état de grâce et dans un sentiment de profonde nostalgie. Dans ces voix je me sentais revenu dans un CHEZ MOI... certain que dans un autre espace hors temps, j'ai appartenu à cette communauté d'êtres vouées à l'accueil d'âmes confuses, errantes, en train de quitter le plan terrestre". Du coup, je trouve que ça rend le récit un peu moins réaliste, un peu moins vécu, alors que le récit en lui-même est intéressant. Il est intéressant aussi de voir comme Matthieu, alors dans le coma, percevait certains événements réels qui lui seront racontés plus tard par sa femme. Je crois, finalement, que c'est ce qui m'a le plus intéressé dans ce roman graphique. Cette différence entre la façon dont nous vivons les événements et la façon dont elles sont perçues par le malade qu'on croit inconscient.



En conclusion, Quand vous pensiez que j'étais mort a été une lecture assez difficile pour moi mais elle m'a quand même apporté quelques réponses sur un sujet dont on parle finalement peu car, malheureusement, peu de personnes en reviennent pour décrire leur expérience, ou n'ont pas les moyens de le faire tout simplement. Mais encore une fois, il y a des petites choses qui m'ont empêchée de pleinement comprendre ce roman graphique.

Ce livre a été lu dans le cadre d'un challenge

Challenge Petit Bac 2016
Ligne BD : Phrase

mardi 16 février 2016

Game of Thrones : une métaphysique des meurtres - Marianne Chaillan

Je crois que c'est bien la première fois que je suis aussi en avance pour partager mon avis sur un livre reçu grâce à Babelio et Masse Critique! Il faut dire que depuis la fin de la saison précédente, le temps est long jusqu'à la suivante et ce livre est vraiment un moyen ludique et amusant de se replonger dans l'univers de Game of Thrones et, peut-être, de le découvrir autrement : à travers le regard et les pensées avisées des philosophes qui furent des terreurs au lycée pour la plupart d'entre nous. Aussi, j'appréhendais la lecture de cet essai autant que j'avais hâte de m'y plonger car, je vous le dis, Kant, Descartes et autres Hobbes ont toujours été loin d'être mes meilleurs amis et ma note au bac en témoigne!

Pour la première fois de son histoire, la série télévisée Game of Thrones, au succès planétaire, a rattrapé les livres dont elle est l’adaptation. Les fans du monde entier sont plongés dans un suspense insoutenable : qui est appelé à régner sur le Royaume des Sept Couronnes ?
Afin de répondre à cette interrogation, Marianne Chaillan convoque les meilleurs experts possibles : les philosophes. Elle imagine une soirée télé en compagnie des spécialistes de philosophie morale et politique pour déchiffrer les clés de la série tirée de la saga de George R. R. Martin. Qui, selon Kant, mériterait de régner ? Qui faut-il soutenir d’après Hobbes ? Qui semble le plus doué pour conquérir le pouvoir selon Machiavel ?
Pour aller plus loin, cet essai stimulant vous met à contribution : grâce à d’étonnantes expériences de pensée, vous pourrez ainsi découvrir de quel philosophe vous êtes le banneret et de quel personnage vous êtes le plus proche. Alors, êtes-vous un Stark ou un Lannister ? Daenerys a-t-elle plus de chances de régner que Cersei ?
Ce voyage d’Essos à Westeros, en compagnie des plus grands philosophes, démontre que regarder Game of Thrones peut se révéler aussi instructif que divertissant.

L'auteure, Marianne Chaillan, est professeur de philosophie à Marseille. Que n'ai-je pas eu une telle enseignante! Peut-être que si, à l'époque, ma prof m'avait parlé de philosophie en me donnant des exemples tirés de ma série préférée (Buffy contre les vampires en ce temps-là!), j'aurais été plus à même de comprendre toutes les subtilités de cette discipline. En effet, le livre nous propose de redécouvrir la série, et notamment les actions de nos personnages préférés (ou détestés), à travers les idées des plus grands philosophes. On peut ainsi comprendre la différence entre la morale des déontologues tels que Ned Stark, et celle des conséquentialistes tels que Tywin Lannister. Et grâce à de petites expériences de pensées, il devient facile de savoir si vous êtes, comme vous le pensez, plus proches de Winterfell que de King's Landing. Mais attention, vous risquez d'être surpris du résultat car, plus d'une fois, je me suis aperçue que mes idées n'étaient pas forcément là où je pensais qu'elles étaient!

Pour un kantien, le meurtre est une action injustifiable et l'action de Jaime est donc immorale. Cependant, d'un point de vue conséquentialiste, si Jaime sacrifie deux vies (celles du Roi Fou et du pyromancien), il le fait pour sauver un demi-million de vies. Ainsi, non seulement cette action est utile mais plus encore, elle est morale. [...]On peut donc imaginer que Ned Stark, dont le père et le frère ont été brutalement assassinés par le Roi Fou, puisse considérer, tout comme Jaime, que la mort de ce dernier n'était que justice, et ceci d'autant plus qu'il s'apprêtait à commettre un meurtre de masse... Il n'en est pourtant rien!

Marianne Chaillan revient ainsi sur de nombreux sujets qui ont intéressés les philosophes au fil des siècles. La morale, comme nous l'avons vu, mais aussi l'inceste, le suicide, la mort, la séparation du corps et de l'esprit, la religion, l'homosexualité, l'inceste, la liberté, le libre arbitre... Ce qui est intéressant, c'est qu'elle ne juge pas les actes dont il est question : elle les passe au peigne fin des idées philosophiques en confrontant les théories de chacun et en imaginant quel philosophe supporterait plutôt un personnage, et quel autre serait en faveur de son opposant. Il est donc assez amusant, mais aussi très instructif, de savoir que Machiavel, auteur du Prince, soutiendrait sans hésitation Cersei tandis qu'Ogien partagerait les idées de Tyrion. C'est aussi une manière très ludique de savoir qui nous supporterions personnellement dans des choix assez polémiques. Qui sait, peut-être que vous tenez plus des Lannister que vous n'osez le penser?

Si vous ressemblez au plus jeune des Lannister, Tyrion, vous servirez Maester Spinoza. Si Jaime et Cersei semblent avoir hérité de la conception des dieux qui est celle de Tywin, Tyrion, lui, non content de penser que les dieux ne se mêlent en aucune manière de nos affaire, fait profession d'athéisme. Pour lui, les dieux ont été forgés par l'imagination des hommes.


En conclusion, ce livre m'a vraiment plu car pour la première fois de ma vie j'ai aimé me plonger dans la philosophie et - fait étonnant - je l'ai comprise! Petite remarque : ce livre est vraiment destiné à ceux qui sont à jour sur la série sous peine de nombreux spoilers. Mais je le conseille vivement à ceux qui, comme moi, sont intéressés par le mélange des arts et des cultures car oser faire un essai sur Game of Thrones et la philosophie, il fallait y penser! A noter que l'auteure a également écrit un essai sur Harry Potter à l'école de la philosophie et sur La Playlist des philosophes.

Ce livre a été lu dans le cadre d'un challenge

Un livre scientifique

lundi 15 février 2016

C'est Lundi, que lisez-vous? [38]

Rendez vous initié par Mallou et repris par Galleane.

Coucou les Loulous!

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?


La Semaine dernière, j'ai lu...



La semaine dernière, ou la semaine absolument pas studieuse côté lecture puisque j'ai lu une BD et un ouvrage reçu à l'occasion de Masse Critique! Cela dit, j'ai trouvé la seconde lecture vraiment très intéressante et enrichissante et j'ai hâte de vous en parler sur le blog!

En ce moment, je lis...

Je continue avec les BD empruntés à la bibliothèque qu'il faut vraiment que je termine avant de me replonger corps et âme dans le XIXe siècle...

Et j'écoute...

Encore et toujours...

Ensuite je lirai...

Puis après, retour aux "obligations scolaires", qui n'en est pas vraiment une concernant Les Misérables puisque j'adore tout simplement ce roman!


Et vous, quels livres accompagnent votre semaine ?

dimanche 14 février 2016

In My Mailbox [18]

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. L'idée est maintenant reprise en France par Lire ou Mourir. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés.

Coucou les Chatons!

Un nouvelle semaine s'achève et cette fois, seulement deux mangas ont rejoint les rangs de mes bibliothèques! Il s'agit des premiers volumes des séries Kingdom Hearts et Kingdom Hearts II, adaptées des jeux vidéo, que j'avais achetées en occasion mais dont il manquait tous les numéros 1... Il me reste donc à compléter les séries Chain of Memories et 358/2 Days!



Et vous, quelles sont vos nouvelles acquisitions de la semaine?

samedi 13 février 2016

[#leFilmDeLaSemaine] 7 - Violet & Daisy


Lorsque j'ai fait ma chronique sur Jenny's Wedding et la raison pour laquelle j'avais regardé ce film - Alexis Bledel - on m'a conseillée un autre film avec cette actrice : Violet & Daisy. Curieuse et toujours ouverte à de nouvelles découvertes, je me suis donc procuré cet étrange film qui réunit à l'écran Alexis Bledel - évidemment - et Saoirse Ronan (que j'avais notamment vu dans Les Âmes Vagabondes) qui incarnent deux jeunes filles à priori normales mais qui, en réalité, sont des tueuses à gage qui acceptent une mission pour s'acheter la dernière robe de leur idole : Barbie Sunday (sûrement un équivalent de Violetta)...


Un duo de jeunes tueuses à gage, Violet et Daisy, accepte ce qui semble être une mission facile, lorsqu'un événement inattendu chamboule leur plan.

Le film est assez déroutant car les personnalités des deux héroïnes ne semblent pas du tout en accord avec leur travail. Elles semblent totalement normales, voire même niaises - surtout Daisy, la blonde - mais lorsqu'il s'agit d'accomplir une mission, elles changent complètement de comportement ce qui crée une ambiance assez paradoxale entre leurs vies quotidiennes et leurs vies professionnelles. Sauf qu'à un moment, leur cible est différente de ceux à quoi elles sont habituées et cela va les dérouter. Ce monsieur va parvenir à faire ressortir les adolescentes qui sont en chacune d'elle et c'est grâce à cela que nous allons apprendre à les connaître et à les trouver attachantes.


En agissant comme un ami, comme un père, le monsieur - dont on ne connaîtra finalement jamais le nom - va les faire se confier à lui et on va comprendre certaines choses à travers des mini-flashbacks. On va aussi découvrir que Daisy est moins naïve qu'il n'y paraît et que Violet est moins cruelle qu'elle veut bien l'admettre. Les deux actrices sont très touchantes dans leurs rôles respectifs et James Gandolfini, qui interprète leur cible, est également très bien. Bizarrement, j'ai trouvé ce film très candide, très poétique aussi malgré un sujet qui est loin de l'être. Quant à la BO, elle est vraiment bien et sert parfaitement le propos et l'ambiance de ce film hors du commun, original et touchant.


Je ne pense pas que ce film plaira à tout le monde. Si on veut voir un bon gros film de tueurs bien "badass" (quoi qu'Alexis Bledel sait l'être!), on risque fortement d'être déçu. C'est pour cela que je l'ai regardé seule et pas avec le Chéri qui aurait sans doute trouvé ça long, niais et un peu mou. S'il est classé dans les films d'action, pour moi il s'agit plutôt d'un drame qui, effectivement possède quelques longueurs, mais dont le but et de nous faire découvrir ces deux jeunes filles qui apparaissent indifférentes face à leur boulot, mais qui ont en fait des sentiments bien enfouis.
Film vu dans le cadre du challenge
(vu le 12/02/2016)

vendredi 12 février 2016

Polina - Bastien Vivès

Je continue ma plongée dans l'univers des bandes dessinées avec courage et motivation, et surtout avec un nom plutôt prestigieux : celui de Bastien Vivès. Auteur connu et reconnu, je n'ai lu et entendu que du bien au sujet de ses œuvres et notamment Polina. Aussi, je m'attendais à être vraiment emportée par cette découverte qui a l'avantage - pour moi - de s'éloigner de la BD Franco-Belge traditionnelle et d'être, en fin de compte, plus un roman graphique qu'une bande dessinée. J'avoue que j'ai encore du mal à voir la différence entre les deux et à cerner où s'arrête l'une pour commencer l'autre. Mais peu importe. Le fait est que j'ai lu Polina très vite, mais que je n'ai pas été aussi enthousiaste que 90% des lecteurs de cette histoire. Du coup, les questions que je me pose sont : est-ce que je suis passée à côté de quelque chose de trop subtil pour moi? Ou bien est-ce que le fait d'avoir lu beaucoup de manga sur l'évolution de jeunes passionnés (de sport ou autres) fait que je n'ai pas trouvé l'histoire racontée par Vivès plus originale qu'une autre?

Il faut être souple si vous voulez espérer un jour devenir danseuse. Si vous n'êtes pas souple à 6 ans, vous le serez encore moins à 16 ans. La souplesse et la grâce ne s'apprennent pas. C'est un don. Suivante...

On découvre Polina Oulinov quand elle n'est encore qu'une enfant qui rêve de devenir danseuse. Elle entre dans l'école pour laquelle elle auditionne malgré des remarques pas très positives sur sa prestation. Puis elle va peu à peu sortir du lot, et être entraînée par un professeur redouté par les élèves : Bojinski. Il va être dur avec elle, mais son enseignement va permettre à Polina d'avancer. On va donc suivre cette enfant dans sa progression, dans son apprentissage de la danse mais aussi de la vie. Les deux étant étroitement liés du début à la fin puisqu'elle va être confrontée à des questions telles que faut-il sacrifier son bonheur pour son ambition professionnelle? Ou au contraire, doit-on laisser sa vie privée empiéter sur ce pour quoi on a travaillé toute sa vie? De la Russie à Paris en passant par Berlin, le parcours de Polina va l'emmener à devoir prendre des décisions pas toujours évidentes pour une jeune fille de son âge.


Si le dessin se démarque et sert très bien le propos, j'ai eu du mal avec le personnage même de Polina qui, passionnée par la danse, ne montre pourtant jamais l'enthousiasme ou le plaisir que lui provoque cette activité pour laquelle elle a tout de même consacré sa vie. A vrai dire, j'ai trouvé l'héroïne assez ennuyeuse et j'aurais vraiment pas pu être amie avec elle je pense. Elle ne transmet pas vraiment d'émotions, elle ne sourit jamais, et ça ne m'a pas fait regretter de ne pas avoir fait de danse quand j'étais petite. Une autre chose qui m'a un peu dérangée ce sont les ellipses de temps faites par Vivès. Je ne parle pas de celles qui passent plusieurs années et qui sont précisées, mais celle qui passent d'un événement à l'autre sans raison particulière et sans transition. Si bien que souvent, je revenais à la page précédente pour voir si je n'avais pas sauté une page entre les deux. Du coup, ça m'a un peu perturbée dans la lecture de Polina et dans la compréhension des événements...



En conclusion, je reste mitigée face à l'oeuvre tant encensée de Bastien Vivès qui, pour ma part, m'a fait passer un agréable moment mais ne m'a pas transcendée. J'ai lu quelque part que c'est en voyant une représentation de la danseuse Polina Semionova que lui est venue l'envie de faire une bande dessinée sur le thème de la danse - milieu qu'il connaît aussi bien que moi apparemment, donc très peu - et j'ai donc décidé d'aller jeter un oeil ici. Et bien j'ai trouvé ça beaucoup plus parlant car en 3 petites minutes, la vraie Polina fait passer tout un tas d'émotions à travers une légèreté, une grâce et surtout un sourire qui ne transparaît jamais dans la BD. Pourtant, Bojinski ne manque pas de lui rappeler que "les gens ne voient pas ce qu'on ne leur montre pas"... Et apparemment, Bastien Vivès a oublié de me montrer quelque chose.

Ce livre a été lu dans le cadre de deux challenges

2016 Reading Challenge 
Un livre avec UNE héroïne

Challenge Petit Bac 2016
Ligne BD : Prénom
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