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Final Fantasy Type-0

mercredi 17 août 2016

Lucika Lucika [4] - Yoshitoshi Abe

Titre original  リューシカ・リューシカ
[Ryûshika Ryûshika]
Dessin : Yoshitoshi Abe
Scénario : 
Yoshitoshi Abe
Traduction Fédoua Lamodière
Editions : KI-OON
Date de parution japonaise : 2012
Date de parution française 2014


Quatrième de Couverture
Un trajet en métro, une partie de jeu vidéo, une soirée télé en famille, l'acquisition d'un nouveau frigo : le quotidien de Lucika s'enrichit tous les jours d'expérience inédites...

De questions métaphysiques en joyeux moments de vie, suivez les nouvelles péripéties de cette petite héroïne aussi fonceuse que curieuse. 


Je profite de la légèreté de mon état d'esprit durant les vacances pour poursuivre les aventures de la petite Lucika. Cette fois-ci, pas de nouveaux personnages mais la demoiselle a toujours autant d'imagination. Elle continue de prendre toutes les situations du quotidien comme autant de nouvelles expériences qu'on partage volontiers avec elle. Je me suis particulièrement reconnue dans la petite histoire où Lucika est dans le métro et observe les gens en les défiant du regard car étant de nature assez curieuse, j'ai toujours eu tendance à regarder les gens dans les transports en commun, d'imaginer ce qu'ils font, où ils vont, etc.

J'ai aussi beaucoup aimé le chapitre dans lequel Lucika regarde un épisode de Columbo avec sa famille et ne comprend pas pourquoi le spectateur connait le tueur dès le début alors que le détective ne l'apprend qu'à la fin. J'ai apprécié que le papa de Lucika fasse partie de cette histoire car, si c'est un personnage discret, j'aime toujours beaucoup ses interventions. De plus, ce chapitre est l'occasion de réunir Lucika, son père mais aussi sa soeur "Yukiki" et son frère "Marou". Et ce genre de moments familiaux sont très rares. En revanche, la maman de Lucika brille toujours par son absence et j'en viens à me demander si on la verra où si elle restera un mystère pour les lecteurs...



Cette fois-ci, il n 'y a pas vraiment de fil conducteur dans les aventures vécues par Lucika comme ça avait pu être le cas avec l'arrivée de Hamelt, le caméléon. Mais la petite fille se pose toujours autant de questions intéressantes comme celles qu'elle se pose sur le temps - que j'ai trouvé vraiment très abouties pour une petite fille de son âge - ou encore sur le lieu où finissent les objets dont on se débarrasse. J'ai aussi noté des petites références aux volumes précédents, ce qui est assez rare dans ce genre de séries composées d'anecdotes isolées...


Bref, ce quatrième volume de Lucika Lucika est à l'image des précédents. C'est amusant, touchant et léger. Autrement dit, c'est parfait pour une lecture estivale mignonne et sans prise de tête. 

mardi 16 août 2016

Les Poissons ne ferment pas les yeux - Erri De Luca

Auteur : Erri De Luca
Titre original : I pesci non chiudono gli occhi
Édition française : Gallimard en 2013

Quatrième de couverture
« À travers l’écriture, je m’approche du moi-même d’il y a cinquante ans, pour un jubilé personnel. L’âge de dix ans ne m’a pas porté à écrire, jusqu’à aujourd‘hui. Il n’a pas la foule intérieure de l’enfance ni la découverte physique du corps adolescent. À dix ans, on est dans une enveloppe contenant toutes les formes futures. On regarde à l’extérieur en adultes présumés, mais à l’étroit dans une taille de souliers plus petite. »

Comme chaque été, l’enfant de la ville qu’était le narrateur descend sur l’île y passer les vacances estivales. Il retrouve cette année le monde des pêcheurs, les plaisirs marins, mais ne peut échapper à la mutation qui a débuté avec son dixième anniversaire. Une fillette fait irruption sur la plage et le pousse à remettre en question son ignorance du verbe aimer que les adultes exagèrent à l’excès selon lui. Mais il découvre aussi la cruauté et la vengeance lorsque trois garçons jaloux le passent à tabac et l’envoient à l’infirmerie le visage en sang. Conscient de ce risque, il avait volontairement offert son jeune corps aux assaillants, un mal nécessaire pour faire exploser le cocon charnel de l’adulte en puissance, et lui permettre de contempler le monde, sans jamais avoir à fermer les yeux.

Erri De Luca nous offre ici un puissant récit d’initiation où les problématiques de la langue, de la justice, de l’engagement se cristallisent à travers sa plume. Arrivé à l’"âge d’archive", il parvient à saisir avec justesse et nuances la mue de l’enfance, et ainsi explorer au plus profond ce passage fondateur de toute une vie.

Premières phrases
« Je te le dis une fois et c’est déjà une de trop : trempe tes mains dans la mer avant de mettre l’appât sur l’hameçon. Le poisson sent les odeurs, il fuit la nourriture qui vient de terre. Et fais exactement ce que tu vois faire, sans attendre qu’on te le dise. En mer, c’est pas comme à l’école, il n’y a pas de professeurs. Il y a la mer et il y a toi. Et la mer n’enseigne pas, la mer fait, à sa façon. »
J’écris ses phrases en italien et toutes à la fois. Quand il les disait, c’étaient des rochers isolés et beaucoup de vagues au milieu. Je les écris en italien, elles sont ternes sans sa voix pour les dire en dialecte.

Mon avis
J'ai voulu lire ce livre car lors de mon stage en bibliothèque, une dame me l'avait conseillé après que je lui ai dit que j'aimais Milena Agus. Elle avait elle-même adoré Mal de pierre, donc je suis partie dans ma lecture très confiante. Trop confiante. Je pense que j'ai trop tenté de comparer les deux auteurs pour apprécier pleinement l'ouvrage d'Erri De Luca alors qu'au final, il n'ont pas grand-chose en commun si ce n'est la longueur relativement courte de leurs récits, et le fait qu'ils sont tous les deux italiens. Mais je n'ai pas retrouvé la douce folie qui anime les personnages de Milena Agus chez Erri De Luca. Au contraire, dans ce récit autobiographique où l'auteur revient sur son enfance - et sur l'été de ses 10 ans plus particulièrement - le personnage principal est un enfant trop sérieux pour son âge. Un enfant qui préfère aller voir les pêcheurs plutôt que d'aller jouer avec ceux de son âge. Un enfant qui préfère faire des mots-croisés sur la plage plutôt que d'aller se baigner...

Mais cet été-là, c'est celui où l'enfance le rattrape... où il découvre qu'au-delà de ses petites préoccupations d'enfant trop mature, il y a cette espèce inconnue : la fille. Il fait la rencontre de l'une d'entre elle, au moins aussi mature que lui, et leurs discussions ne ressemblent pas à celle de deux enfants. Ils parlent de romans policiers, et du comportement des animaux. Une relation basée sur la candeur et l'innocence du héros, là où la demoiselle sait déjà qu'elle fera des envieux. Et justement, c'est exactement ce qui va arriver. La relation entre le héros et la petite fille va attiser la jalousie de trois garçons qui vont commencer à s'en prendre à lui. Il va alors comprendre, à ses dépends, les définitions des mots amour et justice.

Au final, si j'ai beaucoup aimé l'écriture très poétique d'Erri de Luca, je n'ai pas trouvé ce que je cherchais dans ce roman. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, je n'ai pas spécialement été touchée par leur relation et je regrette que l'ambiance générale du livre ne fleure pas plus l'Italie. Je n'ai pas détesté cette lecture, je ne l'ai pas adoré non plus. Je pense que je n'en garderai pas un souvenir impérissable, donc heureusement que c'était court.

Citation
J’avais maintenant dix ans, un magma d’enfance muette. Dix ans, c’était un cap solennel, on écrivait son âge pour la première fois avec un chiffre double. L’enfance se termine officiellement quand on ajoute le premier zéro aux années. Elle se termine, mais il ne se passe rien, on est dans le même corps de mioche emprunté des étés précédents, troublé à l’intérieur et calme à l’extérieur.

Je le dis sincèrement que je n'ai pas peur de me faire mal. Ça m'est égal. Mon corps ne m'intéresse pas et il ne me plaît pas. C'est celui d'un enfant que je ne suis plus. Je le sais depuis un an, je grandis et mon corps non. Il reste en arrière. Et donc peu importe qu'il se casse.

A travers les livres de mon père, j'apprenais à connaître les adultes de l'intérieur. Ils n'étaient pas les géants qu'ils croyaient être. C'étaient des enfants déformés par un corps encombrant; Ils étaient vulnérables, criminels, pathétiques et prévisibles. Je pouvais anticiper leurs actes, à dix ans, j'étais un mécanicien de l'appareil adulte.

Je restais enfermé dans l'enfance, comme nourrice sèche j'avais la petite chambre où je dormais sous les châteaux de livres de mon père. Ils s'élevaient du sol au plafond, c'étaient les tours, les cavaliers et les pions d'un échiquier placé à la verticale. La nuit, des poussières de papier entraient dans mes rêves.

Ce livre a été lu dans le cadre d'un challenge

Challenge Petit Bac 2016
Ligne 1 : Phrase

lundi 15 août 2016

C'est Lundi, que faites-vous? [56]

Rendez vous initié par Mallou et repris par Galleane.

Coucou !

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu/vu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire/regarder en ce moment?
3. Que vais-je lire/regarder ensuite ?


La semaine dernière, j'ai lu...

Je suis en vacances depuis début Août, du coup mon activité sur le blog ainsi que mes lectures se font rares! Je suis dans le Sud et je profite de mes proches. La plupart du temps, je n'allume pas mon ordi, je ne prends pas mon téléphone... Bref, je reviens vers ce qui est important! Et je profite de quelques moments à la plage pour bouquiner quand même. La semaine dernière, j'ai enfin terminé Les Poissons ne ferment pas les yeux, qui vient achever ma première ligne du Challenge Petit BAC 2016, ainsi que le tome 4 des aventures de Lucika Lucika.

En ce moment, je lis...

Depuis le temps que je veux le lire celui-là! Bon, l'ambiance n'est pas très estivale mais j'adore découvrir les origines d'un de mes jeux vidéo préféré! 

Ensuite je lirai...

Après, je pense enfin me lancer dans un des volumes de la série U4, j'ai choisi Stéphane tout à fait par hasard donc on verra bien!


Et vous, vous avez lu quoi de beau la semaine dernière? 

jeudi 11 août 2016

[#leFilmDeLaSemaine] 19 - Suicide Squad


S'il y a un film que j'attendais depuis des mois, c'était bien Suicide Squad! Et j'ai beau être actuellement en vacances, loin de tout avec une volonté certaine de me déconnecter du monde, je n'ai pas pu m'empêcher de passer une soirée au cinéma de Capbreton pour enfin voir ce film! Et quelle déception! J'ai payé ma place car mon abonnement UGC ne marchait pas dans ce petit cinéma, et si j'avais su j'aurais gardé mon argent. Après avoir vu les bandes annonces, je m'attendais à voir un film excellent, drôle, cynique, "badass"... et bien je n'ai rien vu de tout ça. J'ai assisté à un film long, lourd, durant lequel je me suis endormie, et ce malgré la présence de Jared Leto dans le rôle du Joker.

 Face à une menace aussi énigmatique qu'invincible, l'agent secret Amanda Waller réunit une armada de crapules de la pire espèce. Armés jusqu'aux dents par le gouvernement, ces Super-Méchants s'embarquent alors pour une mission-suicide. Jusqu'au moment où ils comprennent qu'ils ont été sacrifiés. Vont-ils accepter leur sort ou se rebeller ?


Déjà, ce que je redoutais le plus n'a pas manqué de me décevoir : je m'étais habituée aux personnages des séries DC Comics, notamment en ce qui concerne Deadshot. Je trouvais l'acteur trop classe, et le voir remplacé par Will Smith m'a énormément déçue. D'autant plus qu'il n'a absolument pas la personnalité adaptée à un personnage tel que Deadshot, un bon gros méchant qui, via Will Smith, devient... Will Smith. Le personnage perd tout son charisme, toute sa méchanceté, pour devenir un personnage sans saveur, un personnage que Will Smith a joué des milliers de fois avant cela : celui du père de famille avant celui du tueur à gage. Et comme il occupe environ 75% du film, ça rend un film de super-méchant plutôt super-nunuche! Bref, je n'ai pas aimé Will Smith. et comme il occupe plus l'écran à lui tout seul que tout le reste du casting, c'est difficile de s'attacher aux autres personnages...

C'est notamment le cas pour le couple qu'on attendait tous de voir sur grand écran : Harley Quinn et le Joker. La bande annonce les mettait bien en avant, laissant presque sous-entendre que l'intrigue principale tournerait autour d'eux. Et pourtant... encore une déception. Si Harley Quinn est le personnage le plus "important" après Deadshot, le Joker est un personnage anecdotique à la limite de l'inutilité... Et le reproche ne va pas - en ce qui me concerne - à la performance de Jared Leto qui campe un Joker à sa sauce et à son image, mais bel et bien au réalisateur qui n'a clairement pas su rendre la relation entre ces deux personnages emblématiques intéressantes. D'ailleurs, Jared Leto a récemment témoigné son mécontentement quant au fait que la majeure partie des scènes qu'il avait tourné ont été supprimées du montage. Je ne m'attarderai pas sur les autres personnages (bon OK, je préférais aussi Amanda Waller dans la série...) qui, très sincèrement, ne sont pas très intéressants tant ils occupent peu l'écran. On ne peut clairement pas s'attacher à eux, malgré des flashbacks sur leur passé qui n'emmènent pas grand-chose.


Et du coup, côté scénario? Bah là encore, je n'ai pas grand-chose à dire. Amanda Waller décide de réunir les super-vilains pour lutter contre un éventuel méta-humain comme Superman qui déciderait de se lancer dans le terrorisme. Parmi ces méta-humains, Enchanteresse - incarnée par Cara Delevingne - qui devient la grande méchante du film à cause du projet Suicide Squad. En gros, c'est le serpent qui se mord la queue car sans l'initiative d'Amanda Waller, par d'Enchanteresse et donc pas de film. En plus, concrètement, la situation entre le début et la fin du film n'évolue pas, ce qui rend Suicide Squad tout à fait dispensable... confirmant ainsi que les films DC Comics ne sont absolument pas fait pour moi! Et pourtant, celui-là j'y croyais...


En conclusion, que dire de plus? Ce n'est clairement pas un film que je conseille. Suicide Squad a été une telle déception que je me suis endormie devant alors que j'étais en forme en arrivant à la séance. Et même en ayant manqué une partie du film, j'ai l'impression qu'il était long et je n'ai pas ressenti un manque d'informations m'empêchant de comprendre le scénario. Bref, peu de positif pour ce film que j'attendais tant... Ne dépensez pas votre argent, la bande annonce est largement suffisante!



Film vu dans le cadre du challenge
(vu le 05/08/2016)

mardi 2 août 2016

La Playlist des Philosophes - Marianne Chaillan

Auteur : Marianne Chaillan
Édition : Le Passeur, en 2015

Quatrième de couverture
S'initier à la philosophie de Platon en écoutant Starmania ou à celle de Heidegger avec Alain Souchon ? Jean-Jacques Goldman, Maître Gims et Zazie en maîtres de philosophie ? Est-ce si surprenant ? Les paroles de leurs chansons ne diffusent-elles pas, en nous, une philosophie implicite qui en fait d'excellents médiateurs vers les plus grands textes classiques ?

Tel est le pari de cet essai stimulant : débusquer la philosophie à l'œuvre dans la chanson et la pop internationale pour montrer qu'allumer sa radio peut parfois se révéler aussi instructif qu'ouvrir un livre de philosophie.

Marianne Chaillan imagine que les grands philosophes ont connu l’ère des MP3 et des iPod et qu’ils ont composé la playlist de leurs titres préférés. De la playlist de Nietzsche à la bibliothèque de Stromae, elle invite le lecteur à aborder, sans crainte et écouteurs sur les oreilles, les questions du bonheur, de la foi, de la morale.

Premières phrases
Si vous tenez ce livre entre vos mains, c’est sans doute parce que vous avez vu, en parcourant la table ou en découvrant la quatrième de couverture, que votre chanteur ou chanteuse préféré allait y être évoqué. Pas simplement évoqué, d’ailleurs, mais élevé au rang de médiateur philosophique ! Et cela vous a intrigué.
Qui, parmi nous, n’a pas été accompagné par les chansons de Michel Berger, de Queen ou de Stromae? Qui n’a pas repris à tue-tête un tube de Lara Fabian ou de Christophe Maé? Qui n’a pas chanté dans sa voiture du Johnny, du Saez ou du Mika? Qui n’a jamais dansé sur des airs de Michael Jackson, de Claude François ou, plus récemment, de Rihanna?
Tous, aussi, nous avons perçu de réels échos entre leurs chansons et les problèmes, plus ou moins grands, que la vie nous a donnés de traverser. Certaines chansons sont ainsi véritablement inscrites en nous, liées qu’elles sont à certains épisodes de notre vie. Nous devons beaucoup de joies, beaucoup de souvenirs, beaucoup de chagrins pansés, à ces fidèles compagnons de route que sont les tubes de variétés.
Pourtant, nous sommes souvent ingrats à leur égard. Nous n’avouons qu’à demi notre lien avec eux, comme si confesser notre dette à leur endroit révélait une forme de frivolité ou d’inculture.

Mon avis
J'avais adoré Game of Thrones : Une métaphysique des meurtres de la même auteur car j'avais trouvé l'idée d'appliquer la philosophie - souvent considérer comme difficile d'accès - à un objet plus populaire, en l'occurrence une série regardée par un nombre important de personnes. J'avais eu un tel coup de cœur pour cet ouvrage que j'ai sollicité les éditions Le Passeur afin de recevoir un autre ouvrage de Marianne Chaillan : La Playlist des philosophes et ils ont accepté. Malheureusement, avec mon mémoire à écrire, j'ai mis énormément de temps à lire le livre mais c'est maintenant chose faite, et en plus en lecture commune avec PotitPanda! Il faut dire que le principe de rendre la philosophie accessible grâce à des chansons populaires et dont la réputation n'est pas forcément idéale nous a plu à tous les deux et nous a intrigué. Et pour le coup, Marianne Chaillan a vraiment choisi une grande majorité de chanteurs bien connus - plutôt français, mais il y a quelques exceptions - dont nous connaissons bien les textes mais que nous n'aurions pas interprété comme le fait l'auteur. 

La conception de l'ouvrage est plutôt ludique puisque nous trouvons, comme le laisse entendre le titre, des "playlist de philosophes", à savoir des regroupements de chansons qu'auraient pu écouter tel ou tel philosophes selon les principes de leurs idées philosophiques mais ce n'est pas tout! Il y a également des playlists thématiques, playlist du bonheur, de la morale, de la foi... Et enfin, plus original, des "bibliothèques de chanteurs". Autrement dit, quels seraient, d'après les thèmes de leurs chansons, les philosophes qui auraient pu inspirer tel ou tel artiste. Du coup, les chapitres sont assez variés, ce que j'ai apprécié car malheureusement, j'ai eu plus du mal avec le style de l'auteur dans cet ouvrage que je n'en avais eu dans le précédent. En effet, j'ai trouvé l'écriture de Marianne Chaillan très scolaire et j'ai vraiment eu l'impression de lire un mémoire qui répond parfaitement aux attentes académiques - avec les nombreuses répétitions de tournures de phrases, l'utilisation excessive de connecteurs logiques et ce besoin presque systématique de répéter à la fin de chaque chapitre que tel ou tel artiste nous a une fois de plus prouver que l'on peut philosopher grâce à la chanson populaire - plutôt qu'un ouvrage destiné au plus grand nombre.

Mis à part cela, j'ai trouvé les explications de textes musicaux et philosophiques très intéressants et les rapprochements entre les deux en général pertinents. Évidemment, je lisais avec plus d'enthousiasme les études faites sur des artistes que j'apprécie que sur ceux que j'aime moins mais je n'ai pas lu en diagonal. Pour ma part, j'ai trouvé que le pari de Marianne Chaillan de vulgariser la philosophie grâce à la musique était réussi mais mon binôme de lecture a moins été de cet avis. Je ne sais pas si c'est parce que j'ai passé 2 ans à lire des ouvrages scientifiques que j'ai trouvé celui-ci très simple mais je n'ai vraiment eu aucun mal à comprendre de quoi il s'agissait. Je pense très sincèrement que La Playlist des philosophes est un ouvrage accessible qui permettra, peut-être, de faire déculpabiliser certains d'aimer tel ou tel chanteur mal considéré. Cela dit, j'ai parfois trouvé les explications un peu extrapolées et je ne suis pas sûre que des chanteurs comme Maître Gims ou Christophe Maé se soient posé autant de questions sur leurs propres textes... Bref, il s'agit surtout d'interprétations personnelles de Marianne Chaillan, qui a fait en sorte d'extrapoler les paroles pour les appliquer à des idées philosophiques et il faut vraiment garder ça en tête à la lecture de La Playlist des Philosophes.

Au final, je n'ai pas autant accroché à La Playlist des Philosophes qu'à la Métaphysique des meurtres. Il faut savoir que cet ouvrage a été écrit avant celui sur Game of Thrones, ce qui explique sans doute que le style de l'auteur a évolué entre temps. Peut-être aussi qu'à la différence de l'ouvrage sur la série que je connais très bien et que j'apprécie énormément, celui sur les playlist m'a moins emballé car je n'aimais pas tous les artistes présents dans ces chapitres. Quoi qu'il en soit, ça reste un livre agréable à lire et très instructif et je remercie une fois encore les éditions Le Passeur pour leur envoi.

L'avis de PotitPanda
Audacieuse idée que de créer à partir d'un courant de pensée, une playlist musicale.
Si l'ouvrage est intéressante dans l'idée, il n'est en aucun cas un ouvrage d'initiation à la philosophie telle que le définit la quatrième de couverture. En revanche, il permet de découvrir des textes d'une autre manière mais nécessite néanmoins quelques connaissances des principes fondamentaux philosophiques pour être appréhendé.
J'ai notamment apprécié l'idée que non seulement on rapproche des textes de chansons à un courant de pensée philosophique mais également on imagine, et c'est là que l'ouvrage m'a surpris, une bibliothèque philosophique idéale a Stromae, Goldman, et on définit la playlist idéale du bonheur, de la foi, de la morale... et Marianne CHAILLAN, professeur de philosophie, convoque les grands philosophes de ce monde : Sartre Nietzsche, Platon, Levinas... aussi bien pour définir les textes qui pourraient aujourd'hui faire partie du contenu de leur Ipod, que leurs écrits servant à expliquer et théoriser les idées sous-jacentes contenues dans les textes de chanteurs / paroliers contemporains.
Il est certain que je n'écouterai jamais plus I AM, Claude François, et Gainsbourg de la même manière après la lecture de cet ouvrage. Une bonne lecture dans son ensemble qui nécessite néanmoins un peu de temps pour être appréhendée. Pour ma part j'ai choisi de faire une lecture linéaire de cet ouvrage, Ai-je choisi la bonne méthode ? J'en doute.
Merci Madame Panda de m'avoir ouvert les colonnes de ton blog pour cette lecture commune.

Citations
Lire et comprendre Hume, ainsi que le problème qu'il pose n'est pas chose aisée. C'est là que Céline Dion va nous aider à accéder à sa philosophie.
Dans la chanson "On ne change pas", écrite par Jean-Jacques Goldman, Céline Dion se pose exactement la même question que Hume dans le Traité de la nature humaine. Toutefois, elle lui apporte une réponse diamétralement opposée. [...] Entre l'enfant que nous étions et l'adulte que nous sommes devenus, y a-t-il une différence substantielle? La thèse de Céline Dion est qu'il y a, entre les deux, une réelle continuité d'identité.

Saez entend dénoncer dans cette chanson [J'accuse] cela même que Heidegger révèle, à la suite des analyses que nous venons de rappeler sur la "dictature du on", c'est-à-dire cette tendance à vouloir satisfaire une image prédéfinie de ce qu'il convient d'être, cette tendance grégaire à vouloir être-dans-la-moyenne

Qu'est-ce donc sinon la thèse même d'Arendt? Pour Goldman, le bourreau, ce n'est pas un monstre. Le bourreau, c'est potentiellement chacun d'entre nous, dans un certain contexte. Le mal n'est donc pas le fait d'une intelligence démoniaque, le mal est fait d'hommes ordinaires.

Citations choisies par PotitPanda
Car la vie n'est pas un long fleuve tranquille, mais une longue suite de combats pour s'affirmer et devenir qui l'on est.

Comparant la musique et la vie, Nietzsche montre que tout comme il y'a une éducation nécessaire de la sensibilité esthétique, qui nous apprend à découvrir la beauté et la nécessité de chaque partie d'une composition musicale, il y'a une éducation à recevoir dans notre façon d'appréhender l'existence. Tout ce qui peuple notre vie, depuis les personnes jusqu'aux événements, doit être appréhendé avec patience, respect et, finalement amour.

Oui nos chemins sont faits de pierres, ils sont difficiles à emprunter, mais aucun chemin au monde n’offre un voyage sans accroc.

Personne n'a écrit par avance. Personne n'a en charge le sens de nos matins, sinon nous-mêmes. L'existence est d'abord une page blanche se livrant  à toutes les inscriptions.

lundi 1 août 2016

[1, 2, 3... Lundi Melodies] 14 - Bande Originale

Rendez-vous musical hebdomadaire initié par Karsatag et La fabrique à sourires
et repris par PotitPanda.

Bonjour ami(e)s mélomanes!

Un nouvelle semaine de 1, 2, 3... Lundi Mélodies imaginé par Karsatag et La fabrique à sourire et repris depuis par Monsieur Panda! Le principe est assez simple : chaque semaine, un mot est proposé et nous devons faire une playlist des chansons auxquelles il nous fait penser.

Cette semaine, le thème est Bande Originale !

Accrochez-vous les amis car cette semaine, le thème m'inspire plus que de raison! J'ai d'ailleurs du faire un choix drastique parce que je ne voulais pas trop m'éparpiller ni proposer trop de chansons (pas sûre que j'ai vraiment réussi). En tout cas, j'ai décidé de me concentrer sur les bandes originales de films et non de séries TV ou encore d'animés ou de jeux vidéos. Car oui, j'écoute énormément de bandes originales...

Je vous laisse découvrir ma sélection!

- Dirty Dancing -
(1987)
Je ne pouvais pas commencer cette playlist par autre chose que Dirty Dancing, ce film qui a bercé mon enfance et ma jeunesse... J'étais tellement amoureuse de Johnny... Je connaissais les chansons de la bande originale par cœur! 

She's Like the Wind, Patrick Swayze (1987)


(I've had) The Time of my Life, Bill Medley et Jennifer Warnes (1987)


- Esprits Rebelles -
(1995)
Ce film est le premier que j'avais acheté en VHS à l'époque, et sa bande original est juste génial. Je ne sais pas pendant combien d'années j'ai écouté cette chanson de Coolio en boucle, et je l'écoute encore aujourd'hui avec un immense plaisir. Quant au film, il a plus de 20 ans mais est toujours tellement d'actualité...


Gangsta's Paradise, Coolio (1995)


- Sexe Intentions -
(1999)
Film sorti en 1999, c'est vraiment le premier film dont j'écoutais entièrement la bande originale que je trouve juste géniale. D'ailleurs, même ceux qui n'ont pas vu le film connaissent au moins la géniale "Bitter Sweet Symphony", mais je n'ai pas pu ne choisir qu'une chanson pour ce film...

Bitter Sweet Symphony, The Verve (1997)


Every You Every Me, Placebo (1998)



- Requiem for a Dream-
(2000)
Un film bouleversant, magnifique, mais tellement dur que je n'ai pu le voir qu'une fois... La musique y est toujours simplement sublime, elle est un des nombreux éléments qui fait qu'on ne ressort pas de ce film tout à fait indemne...

Requiem for a Dream (2000)


- Garden State -
(2004)
Encore un film dont la bande originale est géniale du début à la fin! Petit film peu connu mais tout simplement parfait, avec Zach Braff et Natalie Portman, je ne saurais que recommander de le voir et d'écouter en boucle les musiques. A noter que la chanteuse du groupe Zero 7 n'est autre que Sia...

In the Waiting Lane, Zero 7 (2001)


Let Go, Frou Frou (2002)



- Juno -
(2007)
Film indépendant sorti en 2007, il a permis notamment de mettre en avant le talent de la superbe Ellen Page! La BO de ce film est géniale, originale, entraînante... Bref, du tout bon!

All I want is you, Barry Louis Polisar (1977)

Anyone else but you, The Moldy Peaches (2001)


Nightcall, Kavinsky (2011)



Suivez le petit panda pour retrouver la playlist
POUR ENFANTS sur Youtube!



N'hésitez à participer à ce RDV musical
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